•  De ses 2389 m, le sommet du Monte d’Oro « étincelait la fenêtre » de ma chambre malgré la nuit… je songeais avec nostalgie à l’éDavid Ciussiveil, à cet inaccessible sommet de « la plus haute conscience d’Etre »… Depuis ma tendre enfance, j’étais aimanté par le « religieux » ; j’y consacrais tant d’attention ! Mais ce soir-là, j’étais tranquille…, je contemplais la puissance et le mystère de la voûte céleste, je me sentais vulnérable mais amusé par l’obstination de ma quête. Comme tous les soirs, je remerciais la vie, mon existence et la création tout entière. Puis, plongeant comme à l’accoutumée dans les profondeurs de mon intimité, je me suis endormi dans une qualité de présence mystérieuse témoignant d’insondables et inouïes beautés célestes. J’étais spectateur du spectacle de mon esprit, étoiles filantes, lunes, soleils, galaxies se donnaient en spectacle puis… sans que je fasse le moindre effort…, mystérieusement, la vie m’a pris dans ses bras, d’une étreinte fervente, affectueuse, intime et pacifiante. Depuis, enlacés l’un à l’autre, cette union n’a jamais cessé. 

    Cela faisait trente ans que j’étais sur le chemin. Chacune des “expériences de conscience” qui m’était donnée de vivre me faisait “monter au ciel” mais quelques jours après, c’était “l’enfer”... je n’avais pas le mode d’emploi pour redescendre… et le retour au quotidien était difficile. Pendant quinze ans, j’ai été l’élève d’une tradition indienne, je reconnaissais mes expériences intérieures en lisant les Vedas. Je “méditais” trois heures par jour... J’étais déterminé, passionné, ardant et sincère dans ma recherche mais il n’y avait pas de contact, de vérification, de friction, de validation, d’encouragements avec un Maître que je pouvais consulter simplement. Ce jeu des montagnes russes m’obligeait, me structurait, s‘incarnait dans ma chair et densifiait ma présence ; mais à cette époque, je ne le savais pas. J’ai du explorer toutes les impasses de la naïveté spirituelle et des croyances aux pouvoirs extériorisés. 

    Les trois dernières années, les “initiations diurnes et nocturnes” se succédaient à un rythme soutenu sans que cela fasse la moindre vague au niveau de ma “personnalité journalière” : pourtant les épreuves du quotidien n'épargnaient pas ma situation professionnelle, sociale et financière. Les défis de la perte et du détachement allaient bon train... C’est alors que j’ai eu la surprise de découvrir qu’il y avait des Sages en Occident. J’ai donc côtoyé : Yvan Amar, Stephen Jourdain et Jean Klein.
    Les rencontres avec ces phares m’ont éclairé, permis un dialogue parfois décapant mais toujours authentique ; tout devenait lumineux, évident, 
    J’intégrais des qualités lumineuses du diamant, mais « je » n’étais pas pur, ni transparent... l’éveil était toujours un concept. Puis vint cette nuit chez un Ami très précieux.... (Je précise que le monte d’Oro est en Corse) 

    "Je suis devenu le mystère, conscience au cœur du pur diamant de mon esprit, présence telle que l’on ne peut ni la perdre, ni s’en absenter, ni douter, ni s’illusionner ”. Dans ce bing bang de mon esprit, je me suis senti aimé infiniment, depuis toujours, témoin innocent du dévoilement du secret de l’éveil. Tout était dénoué, réconcilié, apaisé, simplifié, immaculé. Je suis la continuité consciente des expériences naturelles de la veille, du rêve et du sommeil profond."

    "Je suis conscience pure, pure présence sans pensée, je suis infiniment cela, omniprésent éternel et, en même temps, je ne suis pas cela … sublime présence qui ne laisse pas de trace ; elle se renouvelle totalement, incluant le passé, le présent, le futur, dans la totalité de sa gloire, maintenant. Maintenant renouvelé et renaissant, maintenant effacé et présent, maintenant, maintenant, maintenant … »
    La splendeur et la beauté de cet instant englobent ma présence d’une aurore diaphane, des milliers de lever et de coucher de soleil ne seraient que pâle parure devant la splendeur et la magnificence de cet embrasement. Au centre de mon être coule discrètement le mouvement du retour des océans vers la source…, les nectars et les parfums s’exhalent et se fleurent du printemps de l’Eden juste ensemencé par le geste créateur… Je me sens béni et baptisé par l’esprit du silence qui parle de l’origine de toutes les langues humaines… ; je suis le temple et la lumineuse clarté qui ensoleillent l’univers et les galaxies... ; je suis l’architecture et la chorégraphie ; je vois le geste sublime du sculpteur qui modèle, cisèle et incruste de pierres précieuses chaque particule de sa création… je rends grâce…. et ma joie pleure..A ce moment, j’éprouve une douce et glorieuse gratitude envers la tradition de tous les maîtres qui ont initié ce chemin de la plus haute vigilance.

    L’évidence de l’éveil, que j’avais tant espéré, prenait enfin racine dans mon esprit émerveillé baignant dans la grâce d’être baptisé par les mains divines.
    La conséquence immédiate a été de me laver de toutes mes illusions et croyances pour accéder à la valeur la plus intime de notre humanité. 
    Je me suis expérimenté comme l’Hologramme du mystère, unifiant le microcosme au macrocosme, les oppositions, la diversité, l’indifférencié, l’intérieur et l’extérieur. Je suis ici et maintenant, tout cela simultanément, conscience individuelle, universelle et indifférenciée.
    Toute la valeur de “je sais, je ne sais pas”, que j’ai expérimenté au début de ma quête spirituelle prend alors tout son sens. 
    Vivre “je ne sais pas” étant le mystère, ne rend pas ignorant ni niais, mais donne l’omniscience intérieure et déconditionne radicalement la personnalité connue, la personnalité duelle, identifiée à un rôle personnel. 
    Assister à ce sublime jaillissement de la source de notre origine offre aussi la vision du « tout ici - tout en soi », auto connaissance sublime, intelligible, ludique et innocente des lois de la nature et des lois de l’âme humaine. Cela apporte une joie ineffaçable et un sentiment de paix cosmique qui révèlent la nature divine de toute chose.

    Au cœur de mon individualité, le mécanisme du « magicien-ego » est vu, l’illusion a perdu son pouvoir de fascination, elle ne surimpose plus un objet mental dans mon esprit immaculé. 

    La métamorphose initiée, l’esprit devient immédiatement le témoin et le serviteur du Mystère Vivant, s’écrivant maintenant de toute éternité.
    Ici s’actualise et se découvre l’élève. Le mystère de la pédagogie de la joie devient progressivement visible. Son mode d’emploi se révèle et s’actualise chemin faisant. Pour illustrer mon propos, souvenez-vous d’un film de Spielberg où Indiana Jones doit traverser un précipice pour trouver l’arche d’Alliance. Il doit enjamber le vide et faire confiance à son intuition. Au moment où il pose le pied dans le vide, le pont apparaît sous ses pas. C’est de cette façon que je réapprends à fonctionner dans un nouveau rapport au réel et à témoigner que vous êtes tous libres, en paix, et que vous êtes tous aimés infiniment.

    Vivre la joie d’être le paradoxe "je suis cela, je sais et je ne sais pas" en même temps, est une prise de risque ludique qui donne tout le parfum et la saveur à l’esprit de la découverte, montrant tout le potentiel de créativité et d’intelligence dont l’être humain est capable. La création a une confiance inébranlable envers sa créature.
    Oui, l’éveil fait table rase de toute identification à un ego spirituel en manque d’admiration. L’éveil offre tout, mais ne donne aucun pouvoir extérieur. Il donne la pédagogie du mouvement du retour à toutes choses, passage amoureux si intime et si infime qu’aucune extériorité ne peut s’y faufiler. Finie la frénésie de la recherche et du chercheur perdu, le monde présent glorieux et sacré devient le terrain de jeu de l’explorateur ravi.

    Toutes les innombrables expériences d’unité vécues pendant la journée ainsi qu’au cœur des rêves lucides trouvent enfin un sens et la continuité pédagogique, comme un fil qui relie les perles d’un collier. Ce fil si fin et discret est le support des différents états de conscience. Ce fil est constamment présent dans tous les phénomènes du monde des apparences. Il est la conscience naturelle donnée à chacun même si le sujet l’ignore. Ce fil porte le principe de l’apparition, du maintien et de la disparition du monde phénoménal. Tout cela, en même temps, simultanément, dans chaque être ou chose.
    Dans le champ individuel, l’éveil donne la clef de la vérité, du réel et du glorieux instant terrestre.

     

    http://www.davidciussi.net/accueil.html

     


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    Irina TweedieNée en Russie en 1907 (-1999), Irina fut élevée à Vienne et à Paris, puis elle s'établit en Angleterre. Troublée par le décès prématuré de son mari en 1954, elle cherche à donner un sens à sa vie. Sa quête l'amène en Inde où, en octobre 1961 à Kanpur, dans la plaine du Gange, elle rencontre un maître soufi dont elle devient immédiatement disciple. Ce maître lui demande de tenir un journal de ses observations. C'est de ce journal que fut tiré ce livre dix ans plus tard. Cette rencontre fut un bouleversement. Alors commence une longue aventure : elle restera un an et demi auprès de son gourou, dont, selon la tradition, on tait le nom. Elle revient trois ans plus tard. Après le décès de son maître en juillet 1965, elle va s'installer dans une retraite de l'Himalaya. (...)


    Question – Pouvez-vous en dire plus sur ce que la mort de votre guru signifia pour vous ?

    Irina Tweedie – La vie spirituelle de chacun d’entre nous est le drame de l’âme. C’est la crucifixion et la résurrection. Ce qui est crucifié, bien sûr, c’est l’ego. La résurrection c’est – j’hésite à le dire – l’Eveil, peut-être. Mais l’Eveil de quoi ou de qui ? Une fois que vous êtes devenu Un, il n’existe pas de « je ». Donc qui est là pour être Eveillé ?

    Nous, soufis, sommes des mystiques. Le mysticisme ne peut être expliqué. Nous parlons de Dieu comme du Grand Bien-Aimé. Nous sommes des amants, et Il est le Bien-Aimé, ou Cela est le Bien-Aimé. Quelqu’un m’a demandé l’autre jour : « Pourquoi disons-nous « Il » en parlant de Dieu ? » Pour moi c’est psychologiquement plus parlant de penser à Dieu en tant que « Il », en raison de l’union avec le Bien-Aimé en méditation profonde. Pour vous, ce sera peut-être « Elle ». Cela n’a pas d’importance.

    A une époque, j’essayais beaucoup d’éviter d’utiliser le mot Dieu , parce que cela limite beaucoup. Dans l’une de mes conférences, je parlai ainsi de l’Absolu », et au moment des questions, une petite femme âgée s’est levée à l’arrière et a demandé : « Madame, qu’est ce que l’Absolu ? ». Depuis, j’hésite à dire ce que Dieu est. Il est préférable de ne pas le nommer…

    Mais il y a des moments de méditation profonde dans lesquels vous et Cela êtes l’amour, Cela vous aime. Cela vous répond. Cela nous apporte une satisfaction absolue. Mais qu’est-ce qui vous apporte cette satisfaction ? Qu’est-ce qui vous répond ? Dieu est le Néant. Mais ce Néant vous aime. Vous êtes aimé et il y a une béatitude incroyable et absolue. Le mental ne peut le connaître. Ces choses ne peuvent être véritablement expliquées. On doit en faire l’expérience. C’est pour cela que nous essayons de méditer – pour atteindre ce moment, ce contact avec cette part éternelle en nous. Cela est la seule vérité. Mais en parler est impossible.

    Question – Pouvez-vous parler de l’éthique spirituelle ?

    Irina Tweedie – Selon l’éthique des soufis, ce que vous faites peut être vu par tout le monde. C’est comme si vous viviez dans une maison de verre. Il n’y a pas de secrets. Cela n’est pas facile, tout ce que vous faites, vous ne le faites pas pour vous-mêmes, mais pour les autres. Si j’aide un être humain, en ce sens que si je suis inquiet à propos de quelqu’un, je vais rester debout toute la nuit pour prier. Il se peut que je souffre d’inconfort si je dois visiter quelqu’un qui ne peut pas venir me voir. Il se peut que je ressente de l’inconfort et parfois du désarroi. Mais tout cela n’est pas que physique. Donc mon corps leur appartient.

    C’est très simple. On n’est pas spécial. On n’est pas magnifique. On comprend mieux, c’est tout. Mais chacun d’entre nous est capable de cela. Et je vous souhaite tous de pouvoir au moins toucher avec des doigts délicats l’ourlet du vêtement de la vérité. J’espère que vous le ferez, parce que la vie devient alors une telle symphonie, une telle musique.

     

    Bibliographie :
    - L'abime de feu, Ed. Charles Antoni-L'Originel, 2002.

    Entretien avec Irina Tweedie.

    Revue Terre du Ciel, no 42, Février-Mars 2003.

     

    Présenté par Charles Antoni, directeur des Editions L'Originel
    Source (et suite) du texte : Eveil impersonnel

     


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  • propos recueillis par Bruno Solt


    Marigal, chercheur en physique nucléaire, c’est un esprit rationnel. Elle n’était pas prédisposée à vivre une expérience spirituelle. Pourtant, telle une grâce, « cela » lui est arrivé.

    Il est des voix claires, voix de femmes qui sont autant d’invitations au voyage intérieur. Voyage sans itinéraire au cours duquel se révèle la véritable nature humaine. Parmi ces témoignages on pense au journal d’Etty Hillsum, à celui d’Irina Tweedi. Pour Marigal, quelques heures dans un « état de grâce » inattendu furent le point de départ d’une quête personnelle qui, restée jusque-là à l’arrière plan, a pris soudain une forme concrète. Elle raconte son itinéraire intérieur dans un livre, Voyage vers l’insaisissable, témoignage d’une incroyable beauté dans sa simplicité.

    Nouvelles Clés : Au cours de votre vie, rien ne semblait vous destiner à vivre tout ce que vous racontez dans votre livre.

    Marigal : Enfant, j’avais vécu à plusieurs reprises des expériences de modification d’état de conscience. Je ressentais ce processus comme normal. C’était dans l’ordre des choses.
    Le jour où cela s’est à nouveau imposé en moi, je disposais de temps pour m’y consacrer pleinement.
    Un dimanche d’automne à la campagne, quelques amis sont à la maison et, le repas terminé, certains se préparent à faire une promenade dans les bois, d’autres à passer l’après-midi à bavarder devant le feu de cheminée. Je suis dans la cuisine pour effectuer quelques rangements avant de les rejoindre lorsque, soudain, je prends conscience que quelque chose est changé, différent. Tout est net, clair, limpide, immédiat, comme si un voile avait été enlevé, comme si une vitre avait disparu. Je n’ai plus l’impression de regarder autour de moi, le centre du regard a disparu, « je » ne suis plus dans le regard.

    Soudain un voile s'est ouvert, comme si une vitre avait disparu... Je ne suis plus dans le regard... Tous les sens sont clairs, éveillés, sensitifs, l'action a lieu "au bout des doigts" ; la main perçoit les sensations. L'oeil voit, l'oreille entend, mais le mental est silencieux ; il enregistre sans commentaire, sans interprétation, sans prolongement, et la perfection du geste va de pair avec cette absence de raisonnement... Silence profond intensément présent... amour infini qui émane de sa propre nature, irradie de lui-même, de toute chose et de toute vie.

    Les autres, le monde qui m’entoure, le personnage que je suis participent d’une même vie, d’une même substance, sans séparation, sans rupture, dans un même mouvement fluide et harmonieux. Les gestes coutumiers se déroulent d’eux-mêmes, simples, faciles, portés par le silence intérieur intensément présent. Silence et amour infini qui émane de sa propre nature, irradie de lui-même et de toute chose. L’apparence du monde n’a pas changé, mais le monde vit autrement, habité par ce silence et cet amour qui sont le cœur de toute chose et de toute vie. Le personnage (que je suis) n’a pas changé, mais « je » n’est plus dans le personnage, remplacé par ce silence et cet amour qui rayonne et chante à l’infini. J’en suis totalement abasourdie. Je ne comprends pas ce qui a pu se passer : comment l’esprit, sans se diviser, peut-il aller dans deux directions différentes, se rejoindre lui-même et se retrouver UN, Infini à l’infini, béatitude dans la lumière ?
    Et pourtant, c’est tout à fait clair, aussi simple et évident que d’ouvrir et fermer les yeux.
    Cela dure quelques minutes ou quelques heures, et j’essaie de comprendre ce qui se passe, de sentir la manière dont je fonctionne dans ces moments-là.
    Au début, dès que je regarde le processus, il disparaît ; mais en essayant de l’observer d’une façon plus légère - du coin de l’œil - j’arrive à l’apprivoiser. Et, avec un peu d’habitude et de persévérance, cette ouverture est là pour de longs moments : moments de perfection, d’harmonie totale, de félicité qui m’aideront à reprendre pied quand tout, y compris moi-même, semblera se disloquer, voler en éclats ; garde-fou précieux et efficace face aux paradis les plus merveilleux et les enfers les plus abominables. Car si l’on est gratifié des plus grandes béatitudes, on rencontre aussi d’innombrables forces obscures, agressives et terrifiantes, sans formes définies, sans images mais pourtant très concrètes, qui pourraient rivaliser avec tous les démons, dragons et monstres racontés ici ou là, qui cherchent à vous écraser, vous rompre, vous anéantir. Ce serait la terreur absolue si, alors que le corps, le cerveau et la sensibilité passent par toutes sortes d’horreurs, l’esprit en éveil ne restait immobile, intouché.
    Lorsque cet état de conscience s’est imposé en moi, j’ai simplement ressenti un besoin extrême de l’approfondir en me disant qu’un être humain normal doit vivre ainsi. Vivre cet état béatifique où rien ne manque. Tout est à sa place ! Il n’y a rien à ajouter, ni à enlever. Tout prend du relief. C’est une façon différente de se situer dans la vie. À l’époque, j’étais entourée de personnes qui s’intéressaient au bouddhisme, à l’hindouisme, mais aussi à la mystique chrétienne.
    Bien souvent elles parlaient de réalisation, de transcendance, d’effacement de l’ego... autant de concepts qui me paraissaient étranges et ne m’interpellaient guère. Enfant, il me fallait peu de choses pour être émerveillée et je pense que l’on naît avec cette faculté plus ou moins développée. À ceci s’ajoutait une hypersensibilité qui aurait pu être jugée presque maladive. Ce sont ces capacités d’émerveillement et de sensibilité à la vie qui expliqueraient le mieux la préparation à ce bouleversement intérieur...
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    http://eveilimpersonnel.blogspot.fr/2007/08/voyage-vers-linsaisissable-mari…


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  • Qui veut l'Eveil ?Je ressens que cette question permet d'ôter certains voiles. J'ai lu récemment une contribution sur CaféEveil  que je ne partage pas sur de nombreux points. Je vais essayer de m'en expliquer. Pour l'auteur, prendre conscience de la nature de l'Eveil peut créer une peur profonde qui proviendrait d'une protestation virulente de l'Ego, pressentant sa fin proche ou programmée dans cette recherche. L'auteur voit aussi la possibilité de l'Ego de se fragmenter en deux, l'un désigné Moi-peureux, l'autre Moi-aspirant au Soi, engageant ainsi une lutte fratricide car étant tout deux de la même essence. Dans ces tensions duelles, une troisième instance du Moi appelé Moi-Lucide, arriverait à prendre conscience du conflit à le relativiser et à le mettre à distance en en comprenant les mécanismes.

    Je suppose que ce vécu est celui de l'auteur et j'en comprends bien le mécanisme déductif. Cependant je ressens le piège terrible de cette compréhension. L'Ego et le Soi sont de même essence, l'un est la graine, l'autre est le fruit. Je serai tenté de répondre ainsi à la question : "Personne ne veut l'Eveil". Celui-ci est le fruit du processus d'incarnation du divin dans la matière, cette matière divine sans conscience s'embrase et découvre sa nature originelle par le processus et l'Esprit prit dans cette matière se reconnaît et s'identifie à sa nature essentielle.

    Le combat que j'évoquais dans l'article précédent, est un phénomène du processus dans la dualité. Le processus pousse et fait croître les paires d'opposés dans un premier temps, puis la perception de l'inutilité du combat apparaît, l'apparition du Moi-lucide en est un prémisse, l'Ego se dilate, se détend, se transforme et petit à petit porte, intègre les qualités de l'âme, de l'unité. L'unité se laisse percevoir par fragment, par petit temps d'extases successifs. Certains font le grand saut d'un coup, et ne se réidentifient plus à l'Ego duel, qui reste un second plan en eux. Pour d'autres le passage est progressif, fait d'aller et retour.

    Hier, dans le tramway, j'ouvrai un livre que je dois rendre à la bibliothèque municipale - Tch'an Zen - Textes fondamentaux chinois - édité chez Hermès en 1970.

    Extrait de Wan Ling Lou 

    Comment atteindre l'Esprit de Bodhi ?

    La Bodhi n'est pas une chose à atteindre. Si en ce moment même vous pouviez vous convaincre de cette inaccessibilité, avec la certitude en fait que rien ne peut jamais être atteint, vous auriez déjà l'esprit de Bodhi. La Bodhi n'étant pas un état, ce n'est pas une chose à quoi vous puissiez atteindre ......

    Tout est dit

     


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  • fighter la dualité
    Le titre est provocateur et absurde, mais la question peut se résumer à ce titre paradoxale. Consciemment l'ego a compris qu'il n'avait rien à espérer en tentant de satisfaire ses besoins primaires. Il est vrai aussi que l'ego est une sorte de double bâtard de l'âme. Né de la volonté divine d'évoluer dans la matière, il existe dans un plan de dualité où tout ce qu'il tente de saisir se transforme en plomb. L'unité dont parle les êtres qui ont vécu l'Eveil, ne peut être une volonté de l'Ego, quoique cela pose question. Les bouddhistes disent que dans le Samsara, il n'y a aucun bonheur véritable, dans la dualité tout naît et meurt, il n'y a pas de permanence. Comment être saisi comme Yolande Duran, comme Stephen Jourdain, par ce silence, par ce vide empli à ras bord, par cet amour infini, inconditionnel, par cette transparence qui donne à n'être séparé de rien, unit à tout, d'être dans cette communion éternelle. Parfois je souhaiterais m'endormir profondément, las de cet être déterminé que je suis, et pour qui tout en le respectant, je n'ai ni surprises, ni passion ...las de ces scénarios qu'inlassablement mon mental reconstruit, las des craintes de cette congruence appelée "moi".

    Il y a cette forte intuition du domaine de l'âme, du plan de l'unité, du divin, ce n'est pas en "Moi", c'est comme si ce "Moi", percevait, intuitait qu'il existait autre chose que lui-même. Autre chose dont il fait partie, qui est tout autour de lui, et donc qui est lui aussi. L'Eveil, c'est ce changement de plan de conscience. Comment le provoquer ? Prière, méditations, invocations ... tout cela semble bien inutile. Parfois, j'ai le sentiment que la conviction de cette présence tout autour de moi, et en moi, pourrait déclencher le changement. C'est en cela que la phrase de Stephen Jourdain me parle. Il dit, alors que depuis des heures il essayait de percer le mystère, de cette phrase de Descartes, - je pense donc je suis, Dieu est -, "comme si j'avais défoncé le fond de mon intériorité pensante, comme on défoncerait une feuille de papier journal ...je me suis retrouvé dans une dimension de moi-même dont ; je n'avais aucune notion qui était ma véritable dimension ...". Mon unique quête est de trouver cette unité, et je dois me démêler avec cette conscience actuelle qui se saisit de cette quête, et qui pense qu'il faudrait plutôt faire ceci ou faire cela, et ne plus faire ceci ou cela. Alors que tout cela n'a probablement pas beaucoup d'importance.

    Globalement, j'ai conscience d'être dans une volonté de bien pour le plus grand nombre, mais la dimension Amour hors intérêt de l'égo, n'est pas dominante, elle est sous-jacente dans mon regard de la nature et des êtres vivants.

    Et pourtant, parfois, tout me paraît si près.


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  •  

    Giffie


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    C’était le soir, j’étais dans ma chambre, allongé dans l’obscurité, et je tournais et retournais dans ma tête depuis un long moment, probablement depuis une demi-heure, la petite phrase du Cogito de Descartes: “Je pense, donc je suis”. Il m’avait semblé, dans les jours précédents, entrevoir une prodigieuse vérité dans cette petite phrase, et j’essayais de retrouver cette vérité entrevue dans un éclair. Je réfléchissais depuis très longtemps, en me répétant inlassablement: “je pense, donc je suis”, et en faisant chaque fois le voyage depuis la réalité vivante qui en moi-même correspondait à “je pense” et “je suis” jusqu’à ce que ces mots, pour les charger, dans la petite phrase, de leur vrai sens. En m’efforçant de penser le Cogito avec ma vie. C’était un travail très difficile, j’étais épuisé, le déclic qui m’aurait révélé la signification mystérieuse de la phrase ne se produit pas, mais, à un certain moment, un autre déclic, que je n’attendais pas, a dû jouer. [Un ressort secret qui devait être enfoui dans la conscience humaine depuis la Création, qui attendait son heure et que je viens d’effleurer par hasard.]. Et l’événement s’est produit, avec une soudaineté surnaturelle. 

    Et tout d’un coup je me suis retrouvé dans un avant, un commencement insoupçonné de moi-même, veillant d’une veille sans limite, me sachant — et me sachant me sachant — et me sachant me sachant me sachant: à l’infini, et m’éprouvant totalement identique à cette veille, cet abîme d’auto-conscience, qui n’était point chose qui m’était donnée, mais au contraire qu’essentiellement je ne subissais pas, faisais moi-même brûler. 

    [Et puis vlan! Quelque divinité, dans le royaume métaphysique, a tripoté un bouton, je me suis retourné comme un gant, et déjà cette chose insensée était là au milieu de moi, comme un membre vivant à la place d’une prothèse.] 

    A brûle-pourpoint, je glisse dans une lucidité sans nom, achèvement inouï de l’aurore qu’on nomme conscience de soi. Cette lumière n’est pas un état passivement subi: c’est un acte que désormais je sais accomplir. Elle n’est point non plus, à proprement parler, une expérience que je fais: elle est moi, elle est exactement Steve Jourdain.


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  • Ramana MaharshiA seize ans, l'adolescent futur Ramana Maharshi fut saisi par l'angoisse de la mort. Il s'allongea à même le sol : qu'est-ce qui se passe quand on est mort ? Le corps meurt, les pensées aussi... Que reste-t-il, enfin ? Grâce à une concentration intense dont il dira qu'elle dura plusieurs heures sur cette question totalement vitale : qu'est que la mort ?, il connaitra tout à coup l'illumination qui changera totalement sa vie.

    « Environ six semaines avant mon départ définitif de Madura, il se produisit dans ma vie un grand changement. Ce changement fut soudain. J'étais seul dans une des pièces du premier étage, dans la maison de mon oncle. Je n'avais été malade que rarement, et ce jour-là ma santé était excellente; mais je fus pris soudain d'une violente peur de la mort. Rien dans mon état ne la justifiait, et je n'essayai pas d'en découvrir la raison; je me contentai de l'éprouver. Je me disais: « Je vais mourir », et je me demandais que faire. Il ne me vint pas à l'esprit de consulter un médecin, ou l'un de mes amis. Je sentais qu'il me fallait résoudre moi-même le problème, et sur le champ.

    « Le choc causé par la peur de la mort forçait mes pensées à l'observation intérieure, et je me répétais mentalement, sans réellement formuler des paroles: « Maintenant que la mort est là, que signifie-t-elle ? Qu'est-ce que c'est que mourir ? C'est ce corps-là qui meurt! » Et aussitôt je dramatisais le fait de la mort. J'étais couché, les membres raides comme si j'étais mort réellement.

    J'imitais la situation d'un cadavre pour donner à mon enquête une réalité plus grande. Je retenais ma respiration, et serrais les lèvres pour qu'aucun son ne put s'en échapper, pour m'empêcher de prononcer le mot « je », ou tout autre mot. « Bon! me disais-je, ce corps est mort. On l'emportera complètement rigide au lieu de sa sépulture, où on le brûlera et le réduira en cendres. Mais suis-je mort par cette mort de mon corps ? Mon corps est-il « moi » ? Il est silencieux et inerte, mais je sens la pleine force de ma personnalité, et j'entends même la voix du « moi » au fond de mon être. Je suis donc un esprit qui transcende le corps. Le corps meurt, mais l'esprit, transcendant le corps, ne peut être touché par la mort. Ce qui veut dire que je suis un esprit immortel. »

    « Ces pensées n'étaient pas obscures et ternes. Elles jaillissaient en moi telles d'éclatantes vérités, que je percevais directement sans que mes activités cérébrales fussent en jeu. Le « moi » était donc quelque chose de très réel, la seule chose réelle dans mon état présent, et toute l'activité consciente de mon corps se concentrait sur ce « moi ». Depuis cet instant, la puissance fascinante de ce « moi » se plaça au cœur même de toute mon attention.  

    « La crainte de la mort avait disparu, et pour toujours. L'absorption dans le « moi » se poursuivit sans interruption. D'autres pensées passaient et disparaissaient, pareilles à diverses notes de musique, mais le « moi » demeurait comme la note fondamentale, sous-jacente à toutes les autres notes, et se confondant avec elles.

    http://temoignagesdeveil.free.fr/ramanamaharshi.htm


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  • Que doit-il se passer pour toucher l'éveil ?Un nouveau pas a été franchi, il m'est presque impudique d'écrire, tant ce qui s'approche est beau, ce qui s'approche est grand. J'ai compris l'Eveil, et le sujet "je", accepte d'en payer le prix. J'ai quelques fils à couper, quelques pièces à réparer, et je serais là à attendre que cela Soi. Il y a une force à l'intérieur, une force  d'une force omnipotente et universelle qui est là, et qui est "ma" nature essentielle. "Je" veux l'épouser. Je n'ai effectivement plus besoin d'être quelqu'un. Je n'ai jamais senti cela aussi prêt. Il n'y a pas à chercher, car c'est là, il n'y a pas à apprendre. Il y a eu à comprendre. Comprendre ce que nous sommes, ce que nous avons toujours été. Lorsque je retourne mon regard intérieur, que vois-je ? Ces multiples pensées qui vivent leurs courtes vies, et celles-ci sont contenues dans un contenant, contenant qui peux, qui doit s'ouvrir à cet univers, qui doit s'ouvrir à Lui, à la nature essentielle. Qui doit se reconnaître, qui doit se connecter, qui doit dans cette reconnaissance embraser ma conscience, et l'éveiller. 

    Le bois est sec et rangé, j'aperçois la flamme pas très loin, j'ai de quoi la porter et l'emmener, et lorsque la flamme sera au pied du bois sec, j'attendrais, car "je", ne peux embraser la conscience, et dans cette attente vide de toute attente, la nature essentielle se révèlera à elle-même.

    «L’ego ne peut disparaître s’il est vu comme réel. Il est comme votre propre ombre. Il la voit le suivre partout où il va, et il veut s’en défaire. Il s’enfuit, mais elle s’attache à ses pas. Alors il creuse un trou profond et essaye d’enterrer son ombre, remplissant le trou de sable; mais l’ombre reste à la surface et s’attache toujours à lui. Il ne peut s’en défaire que s’il ne se regarde plus, lui, l’origine de son ombre. Alors elle ne sera plus un sujet de souffrance. Les chercheurs de la Délivrance sont comme l’homme de cette parabole. Ils ne voient pas que l’ego n’est que l’ombre du Soi suprême. Tout ce qu’ils doivent faire, c’est se tourner vers le Soi qui est leur ombre véritable.» 
    Ramana Maharshi in Patrick Mandala, Le Son du Silence, Présence de Ramana Maharshi, Ed. L’Originel, 2006, p. 96. 


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  • Wei Wu WeiL'éveil est un rajustement. Cet état d'Eveil est toujours présent et constitue notre nature normale, permanente et véritable --ainsi que ne cessent de nous le dire les maîtres de toutes les doctrines -- mais l'expérience consciente nous en est refusée de par une déviation de la subjectivité vers un concept qui, en tant que tel, n'existe pas, et qui est notre objet apparaissant dans la conscience comme son propre sujet. Jusqu'à ce que ce spectre soit exorcisé en étant mis à nu, la subjectivité se trouve entravée, et nous ne pouvons la connaître telle qu'elle est en fait.

    "La Voie Négative" Ed. "La Différence" 1977. (Extraits)

     


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  • Quelle est la raison de l’existence de la souffrance dans la vie ?

    Il faut comprendre, et toujours dans cette vision planétaire, que l’homme a pour charge d’anoblir la matière, la matière qui lui a été donnée à l’origine, qui est née dans cette grande explosion de vie. Chaque atome réclame sa part initiatique, sa part d’illumination, que ce soit l’atome qui constitue la cellule d’un orteil, la cellule d’un foie ou tout simplement un brin de cheveu. C’est le devoir de l’homme, de la conscience en fait.

    Comme je l’ai déjà expliqué, la conscience divine, lorsqu’elle décide de rencontrer la matière, c’est pour trouver au cœur de la matière la puissance et le rayonnement de cette puissance, et que, l’associant à sa capacité à être consciente, cette conscience soit réellement un point divin.

    Mais pour arriver à ce point de fusion entre la matière et l’esprit, il faut que toutes les particules de matière données à l’origine soient purifiées.
    Prenez la combustion comme exemple. Pour créer une combustion, il faut un bout de bois et une flamme. La combustion qui va être issue du bout de bois et de la flamme en rapport, est à comparer avec l’évolution de l’homme, l’activation de ses feux, l’activation et l’élévation de sa conscience. Le bout de bois est primordial pour la combustion, seulement il n’est qu’un bout de bois.

    Que va-t-il se passer lorsque la combustion va avoir lieu, lorsqu’elle sera terminée ?


    Il restera une sorte de déchet que vous appelez des cendres, et bien avant que cela soit des cendres on verra apparaître la braise. Et la braise, c’est la souffrance, donc un passage. Ce n’est pas un état, ce n’est pas une condition, ce n’est pas une fatalité, ce n’est pas quelque chose d’inévitable. C’est un passage, un passage qui est nécessaire pour que la combustion puisse dégager les cendres et retourner au feu primordial.

    Bien sûr il y a la flamme et l’on pourrait s’arrêter à cette flamme qui brûle. Mais cette flamme qui brûle est prisonnière de la bûche, elle ne peut pas s’échapper de la bûche, elle reste proche et accrochée à la bûche parce qu’elle dépend d’elle. Tout le devenir de la flamme se trouve dans l’échappée qu’elle pourra faire du plan physique pour redevenir, en fait, un feu cosmique qui avait pour un temps besoin d’une bûche afin d’activer ses valeurs, activer son rayonnement et sa puissance.

    L’homme est autant la flamme, que la braise, que la cendre qui va rester. Ce qui fait que, lorsqu’il est cendre il est la personnalité. Si l’homme s’attache à ce qui est éphémère, à ce qui pourrait disparaître sous l’action d’un simple souffle, l’homme va, copier sa vie sur cette image, il va être soufflé, éparpillé par toutes les illusions du monde. Un être extrêmement profane ne dégage aucun rayonnement. Il n’est que cendre, il n’a pas d’amour à donner, pas de feu, parce que justement, son feu n’est pas allumé.

    Après, au fur et à mesure des compréhensions, il va sous l’action de la braise apprendre à déclencher en lui le feu et à n’être que le feu qui brûle, pour l’instant, de façon inconsciente en lui. La braise n’est donc pas quelque chose que Dieu ou les Maîtres auraient mis sur le chemin pour rendre l’initiation possible. Ce n’est pas du tout un piège. Ce n’est pas du tout un test qui tourne mal pour certains, ou que certains n’arrivent jamais à remporter. C’est quelque chose que l’homme porte en lui-même et que l’homme doit apprendre à enflammer. C’est pour cela que sur le chemin initiatique, quelle que soit la souffrance, les douleurs ne sont générées que par l’homme. Et lorsque je dis cela, je ne veux pas faire reposer la responsabilité des souffrances sur l’homme. Je parle seulement de la racine.

    Quels que soient son niveau d’existence et son lieu d’existence, la souffrance est toujours un endroit où l’homme n’a pas compris quelque chose, n’a pas su utiliser quelque chose. Comme l’homme est une gamme d’énergies, une gamme de fréquences, c’est forcément une énergie qu’il n’a pas su utiliser ou aligner, et tout le drame réside dans ce manque d’alignement.


    Quand l’homme sait parfaitement s’aligner avec ses valeurs, quand l’être sait parfaitement vibrer en direction de son âme, toutes les énergies coulent parfaitement et avec vitalité.

     

    La conférence en transcription en deux  parties

    Le destin de l'homme

    Le karma familial

     

    La conférence en audio

    Pastor 23 mai 1988 - La louvière

    Le Karma

     

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  • Yolande - Le silence qui guérit par Christessi


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  • Omnia Pastor - Tout ce que je veux ...

    Tout ce que je veux, c’est déclencher en l’homme une prise de conscience de sa divinité. Je ne veux pas être plus que cela, je ne veux être rien d’autre. Je ne veux pas créer, comme je l’ai dit mille fois, une nouvelle religion, un nouvel enseignement où apporter un enseignement supérieur. Cela ne sert à rien, vous avez déjà tout ce qu’il vous faut, pour l’instant, pour la transition que vous avez à accomplir en ce moment. Mais par contre, pour utiliser tout ce que vous avez comme enseignement, il vous faut un entendement.

    À travers le monde et à travers tous ceux portés de bonne volonté, conscients ou à peu près conscients, nous essayons de répandre cette vibration, cette réalité, ce déclic, cette naissance. Oumanos réveille-toi. Roi, lève-toi, prends ton manteau et sois le Roi, marche. Mais avant que le Roi se lève et qu’Oumanos soit, il faut que chacune de ses particules ait conscience de cette réalité et de cette responsabilité.
    C’est pour cela que l’évolution d’Oumanos, passe par l’évolution individuelle. Ce n’est que lorsque chaque particule, chaque individualité se sera retrouvée en tant que divinité, puis, lorsqu’elles auront fusionné ensemble, que toute l’humanité arrivera au degré d’illumination, au degré de Bouddha comme disent les ésotéristes, que le logos pourra naître, que le logos aura lieu dans le ciel.

    Expérimentez, n’essayez pas de m’admettre, cela ne sert à rien, cela ne peut que créer des conflits. C’est ce qui créa les idéologies, les philosophies, les religions. Il y en a assez de tout cela. On se suspend, on écoute, on intègre et l’on devient. Et lorsqu’on devient, on s’aperçoit que le rôle de la personnalité et de la vie physique étant rempli, tout se dissout, et l’individu se réveille à la vraie vie, il se réveille, en fait, non pas à la divinité, mais la divinité a lieu en lui. Les suppositions, les spéculations de l’intellect humain n’ont plus lieu à l’heure dont je parle.

    Pour comprendre ce qui est illimité, il ne faut pas utiliser un instrument de mesure. Pour aller mesurer l’espace, est-ce que vous sortez votre décimètre ? Vous essayez de l’estimer avec ce qui se rapproche le plus d’un concept universel. Alors on prend, pour commencer, la lumière, et bientôt, cette notion même sera dépassée, parce que l’homme va enfin comprendre que l’univers, l’espace, n’est pas une distance, mais que l’espace est une conscience.
    Les voyages que vous essayez de faire à l’intérieur de l’espace à ce moment-là n’auront plus besoin de carburant. Il ne sera nécessaire que d’une projection. Fini les grandes énigmes des scientifiques, quel carburant,  quel alliage vais-je trouver pour que l’on puisse se propulser, s’arracher?

    L’espace n’est pas une distance. Si vous considérez l’espace comme une distance, vous n’avez pas fini de courir. Par contre, si vous comprenez que c’est une substance et que c’est une conscience, alors quelle que soit la distance qui sépare la terre de Vénus, la terre du soleil, la terre des pléiades, ou d’un autre univers, cela n’a pas d’importance. Non pas que vous alliez utiliser la projection astrale, mais vous serez exactement sur quelle fréquence vous mettre. Un peu comme un avion sait exactement choisir sa piste selon l’endroit où il veut arriver sur la surface de la terre.

    De la même manière, pour voyager dans l’espace, il suffit de connaître la fréquence du monde, de l’univers, du plan, que vous voulez atteindre. Vous transformez la fréquence moléculaire de tout ce qui compose votre ordinaire dans cette vie, la fréquence moléculaire de votre corps physique et lorsque vous arrivez à jouer avec cette fréquence moléculaire, automatiquement, c’est le faisceau de la fréquence qui vous transporte, comme s’il vous faisait passer à travers un canal, un tunnel, et vous débouchez de l’autre côté, au monde et à la manifestation physique ou éthérique qui correspond à la fréquence que vous avez choisie. C’est simple n’est-ce pas ?

    En vérité cela l’est. Et la science, les scientifiques découvriront cela, et sauront parfaitement mettre la chose au point quand ils comprendront davantage ce qu’est l’énergie. C’est pour cela qu’ils doivent absolument continuer leurs études sur l’atome, sur l’énergie et sur la conscience qu’ils découvriront dans cette énergie. Parce qu’en découvrant la conscience qui réside dans l’énergie, dans l’atome, ils vont comprendre que le monde est un vaste réseau de fréquences et que selon la fréquence, on a à faire à un atome d’une certaine densité, d’une certaine molécule, et que cela débouche sur un univers, et que les univers ne sont plus superposés ou parallèles, mais sont tous les uns dans les autres. 

    Quelle découverte vont-ils faire, lorsqu’ils s’apercevront que sur Vénus il y a la vie, qu’il y a des peuples, une civilisation, des Maîtres et une hiérarchie, alors qu’à l’heure actuelle leur sonde a beau gratter à droite, gratter à gauche, il n’y a que caillou, feu, et froid.

    Quelle découverte  vont-ils faire lorsqu’ils s’apercevront que le soleil est habité et qu’il y a une fabuleuse hiérarchie de Maîtres au mental puissant, et d’initiés au rayonnement fabuleux. Ils vont s’apercevoir que chaque caillou de l’univers est truffé de vie et de forme de vie.

    L’être humain qui vit sur sa fréquence se dit, à la manière de certains faux Maîtres, hors de moi, point de vie. Mais lorsqu’il aura compris que tout est fréquence, que toute vie se manifeste, que chaque fréquence manifeste une forme de vie, alors il pourra aller partout, dans les régions de l’esprit et dans les régions de la matière. Il pourra explorer le minéral, il pourra entrer dans la lave des volcans et y voir toutes les formes de vie qu’il y a, et ainsi la théorie des esprits de la nature sera une réalité. Parce qu’il va les voir presque comme on voit un microbe au microscope, non pas parce que son troisième œil sera développé, mais parce qu’en saisissant la fréquence de l’élément, l’entité de l’élément va apparaître, que ce soit des cristaux, des volcans, de l’eau, de l’air, des fleurs, ou sa propre âme.


    L’élément n’est donc que la forme d’une entité. C’est déjà ce que de grands scientifiques ont soupçonné, que Dieu est dans l’atome, qu’il est l’atome, et que tout est Dieu. Ce n’est pas que la phrase des initiés, c’est aussi la phrase des scientifiques, il faut le savoir.

    Mais pour cela, il va falloir faire encore une grande progression dans la science actuelle et perfectionner les appareils, pour voir plus loin que le visible, tomber carrément dans l’invisible. Car l’invisible n’est pas invisible en fait. Il est invisible parce que l’individu n’a pas suffisamment la vue perçante pour voir jusqu’au cœur des choses, ni l’appareil nécessaire pour voir.

    On peut mettre au point des appareils pour voir l’esprit de la nature et voir même l’âme de l’individu. Ce n’est pas un appareil tel qu’on peut l’imaginer à l’heure actuelle. Il faut aller encore beaucoup plus loin, mettre au point un appareil qui part captation sera capable de disséquer le spectre du soleil, et lorsque vous aurez cet appareil, vous pourrez contempler l’âme de l’homme, l’âme de toute chose.


    Alors, patience, tout cela doit arriver, mais à son heure, et cela dépend aussi de la bonne volonté des hommes. Il faut que les hommes clés, pour l’avancement général de l’humanité, soient en poste, et il faut pour cela qu’un certain pas soit encore fait, que tous les hommes se soient mis du côté du bien.


    C’est pour cela, qu’avant de parler de science, nous essayons de relier l’homme à la divinité. On pourrait très bien éveiller l’homme à plus de science, et vous pourriez penser que ce serait mieux, parce qu’ainsi, on pourrait amener l’homme à Dieu.

    Mais c’est faux, parce que l’on ne peut donner ces informations, que si la majorité des hommes s’est orientée vers la voie du bien. En captant la molécule du spectre solaire, vous captez la puissance totale du logos solaire, et si l’homme n’est pas orienté dans une voie de bien, s’il ne sait pas déjà maîtriser ses propres énergies très grossières du plan physique, de la société physique, c’est la catastrophe. Non pas parce qu’il devient un apprenti sorcier, mais c’est alchimique, parce qu’à l’instant même où il toucherait la première molécule, l’humanité entière serait désintégrée.

    Il faut donc, pour aller plus loin dans la science comme dans la spiritualité, chaque fois réadapter le niveau vibratoire de l’homme, son niveau vibratoire physique, culturel, psychologique, social, et son niveau vibratoire spirituel. C’est pour cela que pour découvrir la divinité, il faut d’abord avoir réaligné tous les éléments dont nous avons parlé au début. Il n’y a pas de secret. C’est lorsqu’ils sont alignés, que l’énergie descend et que la chose arrive.

    la conférence en entier -----http://www.conscienceuniverselle.eklablog.com

    La conférence en audio  Liège 29 07 87 - un monde imparfait peut-il être issu d'un monde parfait

     


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  • La dernière pierreJ'aurais pu appeler aussi cet article la prochaine pierre. Je termine un cycle, cycle d'un engagement politique au service d'une collectivité, et plus les semaines avancent, plus je ressens la complexité en moi de poursuivre pour les 6 prochaines années. De toute façon, un nouveau cycle  se présente à moi. Je suis ancré dans cette volonté  de laisser cette dualité s'effacer et vivre cette unité. Le texte de Tony Parsons du précédent article est une inspiration, une intuition, c'est mon futur, j'en suis persuadé. Cela ne change rien à rien cependant. Progressivement, quelque chose en moi de ma personnalité se décale. C'est comme si je quittais une vie, que je quittais progressivement un rôle, que je laisse tomber définitivement au sol des vieux habits, comme si je changeais de pièce. Cela pourrait être effrayant, ou inquiétant, et cela l'est un peu certains soirs. Mon esprit vibre, rayonne plus souvent, et même très souvent sur une nouvelle vibration dont les qualités sont réception, alignement, compréhension, écoute. Je ressens que la dimension amour n'est pas totalement encore en expression, je ressens qu'elle sera issue de la compréhension et de l'alignement, et pas du sentiment. Ce dernier point est une question, énigme que je porte depuis plusieurs mois. N'étant pas branché sur l'émotionnel, j'ai souvent quelques doutes sur mes capacités à ressentir. Plus je me questionne sur ces questions, plus la réponse est claire. Ayant beaucoup travaillé le psycho-émotionnel dans les années 80, je n'ai pas ce côté "ventouse" vis à vis de la souffrance des autres. Ce n'est pas un manque d'empathie à mon avis. C'est une conscience de la nature essentielle de l'autre qui me fait passer au-delà de sa souffrance. Je ne dis pas que je n'ai pas d'émotions, je peux sentir mes larmes proches, mais surtout je vois la souffrance, ses causes et cherche le chemin pour en sortir.

    Dans mon expérience, la connaissance occulte, voilée, de l'homme est un élément important. Mon esprit a besoin de connaissance sur ce que nous sommes. Les conférences d'Omnia Pastor m'ont apportées bien des réponses à mes questions, et bien des informations sur des sujets dont je n'avais même pas l'intuition.

     

    Il m'arrive parfois encore d'avoir quelques doutes certains soirs, où je pourrais penser que je suis simplement sujet d'une névrose extra-dimentionnelle, que je me suis construis un monde pour fuir mes peurs existentielles, et trouver des réponses impossibles à des questions essentielles sur la nature humaine. 

    Il y a eu cependant une bascule, je n'en mesure pas totalement encore les effets, je suis "in", je suis sur le chemin, dans la trajectoire, il n'y a aucun doute, s'il y a de la saisie, elle n'est que momentanée, car vécue immédiatement comme un frein. Ma réponse à la vie est un immense "que ta volonté soit faite" et l'affirmation du disciple n'est plus une espérance mais un vécu 

     

     

     


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  • Lorsque l'éveil - Tony ParsonsNous semblons ne pas voir, tandis que nous nous hâtons vers la prochaine apogée spirituelle escomptée, que le trésor que nous cherchons est à découvrir non là où nous allons, mais dans la simple nature des pas que nous faisons. Dans notre ruée vers une meilleure situation dans le temps, nous foulons la fleur de l'être qui s'offre en chaque instant.
    Il me semble que notre attachement aux buts est né du besoin de nous prouver quelque chose à nous-mêmes. Mais la vie est simplement la vie et elle n'essaie pas de prouver quoi que ce soit. Ce printemps-ci ne tentera pas d'être mieux que le printemps dernier, ni le frêne de devenir un chêne.
    En abandonnant notre fascination pour l'extraordinaire et le spectaculaire, nous nous autorisons à reconnaître la merveille simple qui repose dans l'ordinaire. Car la vie est à elle-même son propre but et n'a pas besoin de raison d'être. C'est là sa beauté.
    Quand il n'y a pas de moi illusoire, séparé, le fond omniprésent de l'amour inconditionnel est pleinement perçu. C'est ce qui est toujours ouvert et à notre disposition. Il n'y a rien qui existe en dehors du fond de cette unité naturelle. Le "secret" c'est qu'il n'y a pas de séparation, mais cela demeure un secret aussi longtemps que nous croyons être quelqu'un.
    Que vous soyez unique ici et maintenant, c'est le secret. Cet instant-ci ne s'est jamais produit auparavant, le voyez-vous ? Il est unique, surgissant et retournant ensuite dans l'infini, pour ne jamais être revu. C'est ce que vous êtes. Vous êtes l'expression infinie qui se déploie et se rétracte sans cesse. Vous ne pouvez arrêter ce qui est ; c'est une danse incessante et éternelle - aussi lâchez prise et permettez à cela d'être. Il ne peut y avoir de processus pour devenir ce qui déjà est, et ainsi il n'y a bien sûr, nulle part où aller et rien à faire. Aucune condition n'a besoin d'être remplie. L'infini n'est pas quelque part attendant que nous nous en rendions dignes.
    Quand le moi n'est plus, il y a simplement un abandon en l'aimé. Le jeu se poursuit et il y a une réponse à ce jeu. Et le jeu et la réponse sont l'expression du divin. Tout et chaque chose est vu, entendu, senti, comme étant le bien-aimé.
    Si vous êtes complètement submergé par la peur ou la souffrance et avez le sentiment de ne rien pouvoir faire, alors c'est "ce qui est" et il n'y a rien à faire que d'être submergé. C'est aussi une expression de l'infini. Mais il faut dire qu'à l'aube d'une nouvelle lumière, d'une perception différente, il peut très souvent y avoir exacerbation de nos peurs les plus profondes.
    Vous vous agrippez à votre existence apparente. Toute votre vie vous avez été conditionné à survivre, à proroger l'espèce, à prolonger une apparente lignée. Voyez le grand message des médias qui vous enjoint de travailler à réussir votre vie... Hypnotisé par la croyance que vous êtes un individu séparé, vous imaginez de ce fait devoir négocier avec l'existence. Ce qui est tout à fait effrayant.
    Ce que vous êtes est au-delà de ce que vous avez jamais cru. Vous êtes simplement en train d'être vécu par l'infini pour découvrir que vous êtes l'infini.... Vous êtes la vie et c'est tout ce que vous êtes. Laissez tomber les pourquoi et soyez simplement, totalement immergés dans le miracle merveilleux de la vie juste telle qu'elle est, ici même, en l'instant même...
    Quand l'éveil se produit, il est vu que tout est unité. Tout et chaque chose émane du silence et de l'amour inconditionnel. Il y a donc une transformation de la perception. D'un coup, il n'y a plus de personne séparée ici, rien qu'unité. Dès que cela est vu, le fond de l'être, l'amour inconditionnel, est reconnu en tout ce qui est. C'est comme si, instantanément, tout recelait une présence d'amour, de bienveillance universelle.
    Il y a aussi, bien sûr, la vision constante que tout est l'aimé. Ainsi il n'y a jamais le sentiment d'être perdu. Il n'y a plus de questions, nulle part où se rendre, rien de plus à devenir. C'est chez soi.
    La vie est le seul gourou. Tout ce qui est arrivé jusqu'ici est votre enseignement et est absolument approprié à votre éveil. Vous n'avez besoin de rien sauf de ce que vous avez. N'est-ce-pas merveilleux ? Donc ne vous tracassez pas à propos de ce dont vous avez besoin ou pas. Tout est fourni. Lâchez prise et reposez-vous en ce qui est et vous ferez certainement la rencontre de l'aimé et redécouvrirez votre nature originelle.
    Tout mène à l'éveil. Même ce que votre esprit peut considérer comme nuisible vous rappelle l'existence d'une autre possibilité. Abandonnez simplement votre attachement et votre fascination envers l'histoire personnelle et laissez la vie voir lieu. 
    Laissez à ce que vous êtes le loisir d'émerger. Chaque fois que vous laissez tomber la pensée et êtes avec ce qui est, vous arrosez le sol, et la graine continue à croître. Chaque fois que vous prenez conscience de la nature illusoire de votre conditionnement, il se crée un espace où peut fleurir la compréhension. 
    L'éveil à notre nature véritable nous place face à la merveille de l'immédiat qui est la seule vraie sécurité. Il est possible alors que vos yeux s'ouvrent et qu'un vaste sentiment de gratitude vous emplisse.
    Dans l'éveil on ne voit rien de différent, mais ce qui est vu est désencombré. C'est simplement "ce qui est". Cependant dans ce qui est vu il y a aussi l'essence de l'amour inconditionnel, le fondement de l'être. C'est vu en toute choses que ce soit un coucher de soleil ou une poubelle pleine d'ordures. Chaque chose existe dans la lumière et émane du silence de la source. Il n'y a absolument rien que ne génère ce fond de l'être. Tout est sacré, et nous marchons, parlons et passons notre temps dans ce qui n'est rien moins que le paradis. 
    Ici, ici même est le siège de tout ce que vous désirerez jamais. C'est simple, ordinaire et magnifique. Voyez-vous, vous êtes déjà chez vous.
    Ce qui est (;">Éd. Accarias). 
     

    APERÇU BIOGRAPHIQUE

    Tony Parsons est anglais. Il est né à Londres en 1933 et a fait à vingt ans une expérience d'éveil qu'il a alors partagé avec quelques amis. Ce n'est pourtant qu'en 1996 qu'il a commencé à communiquer plus largement son expérience au travers d'écrits qui ont suscité de nombreux échos dans l'Europe entière. Son langage est simple et parfaitement adapté à des esprits occidentaux. Il fait partie, selon nous, d'une génération de mystiques contemporains qui vivent et rendent accessible les intuitions les plus profondes des mystiques orientales. 
    Tony Parsons organise actuellement des causeries et des ateliers en Angleterre. Voir son site : ;">www.theopensecret.com

    ŒUVRES

    A notre connaissance, le seul ouvrage de lui actuellement traduit en français est Ce qui est (titre original : As it is) publié aux éditions. Accarias/L'Originel en 2002 
     


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  • A quoi sert le troisième œil ?En fait à quoi sert le troisième œil ?

    Il ne sert pas à voir dans l’astral, il ne sert pas à voir dans les annales, il ne sert pas à voir l’aura. Bien sûr, dans un premier temps, ce sont les manifestations qu’il sera capable de contempler. Mais avant tout, il a été créé et il est en vous comme un instrument de découverte. Dans son exercice, dans la capacité à découvrir le vrai, il est pareil et comparable à vos télescopes. Sauf que, lorsque vous regardez quelque chose dans un télescope, vous n’en avez pas l’intelligence, vous en avez l’image, mais pas l’intelligence. Ainsi si vous regardez une planète au travers d’un télescope, vous allez pouvoir regarder ces vallées, ces montagnes, ces nuages etc. mais vous n’allez pas avoir ou sentir l’intelligence de la planète.

    Or par le télescope que constitue le troisième œil, non seulement vous allez avoir la même vision rapprochée de la planète, mais en plus, vous allez recevoir l’intelligence de la planète. Et c’est pour cela, que sur un plan tout à fait astral, lorsque vous pouvez voir les couleurs de l’aura, non seulement vous voyez l’aura, mais vous sentez l’individu tel qu’il est à cause de sa couleur.

    Donc, le troisième œil permet la vision et l’entendement de la vision, et c’est cela le point important. Tout le monde s’arrête à la vision. Faux. Une fois que vous avez la vision, cela veut dire que vous pouvez commencer à travailler le troisième œil, vous devez travailler l’entendement que permet cet organe spirituel. 

    De quelle manière ?

    C’est très simple, il vous suffit de fixer complètement et totalement le son. Par le troisième œil, on a l’habitude de fixer des images, des symboles, des couleurs, pour fusionner avec un égrégore, un Maître etc. Or dès que le troisième œil commence à fonctionner, il faut se retirer du monde phénoménal des images, des couleurs, pour se fixer complètement sur le son. C’est le son qui va lui permettre d’accomplir l’évolution supérieure.

    Le son en question est un i très aigu. Pour ceux qui ont déjà la capacité de voir l’aura ou de voir des formes subtiles, en méditation, il faut qu’en même temps que vous vous fixiez sur le troisième œil, que vous entendiez, que vous formuliez dans votre tête, le son I de la manière la plus aiguë que vous pouvez imaginer, sans le prononcer, simplement en le pensant. Et vous verrez que, votre méditation s’en trouvera renforcée. 

    Pour beaucoup de gens, en méditation, il arrive des pertes de concentration. Or en vous fixant sur un son, vous êtes obligés de développer une concentration absolue que rien ne saura détourner, parce que plusieurs organes sont occupés à la fois. Même si vous ne prononcez aucun son, vous êtes obligés d’occuper facultativement les oreilles, car subtilement, psychiquement, vous allez être obligés d’entendre le son.
    Puis vous allez être obligés de faire fonctionner le plan mental, le plan mental inférieur, celui de la pensée, puisqu’il va falloir vous concentrer pour produire, penser au son, et aussi les organes des yeux qui devront se concentrer absolument en direction du troisième œil. Ainsi la concentration que vous développez est absolue. Par cette concentration absolue, vous pouvez arriver à découvrir le plan supérieur qu’accorde le troisième œil, donc l’entendement en même temps que la vision. C’est par là que le Maître agit, ce n’est pas avec autre chose.

    Lorsque Jésus dit à son disciple : « va aux portes de Jérusalem, un âne m’attend là-bas, tu me le rapportes ». Est-ce que Jésus est un clairvoyant ? non. Mais l’envergure de son entendement est telle, l’envergure de son troisième œil est telle, que partout où il pose sa conscience, il en a la vision et l’entendement. Il suffit qu’il pense à Jérusalem, pour qu’il voie ce qui l’attend à Jérusalem, l’âne qui lui permettra d’entrer, et la mort qui l’attend aussi.

    Lorsque vous pourrez avoir ce degré de vision, alors vous pourrez voir véritablement à l’intérieur de la vie même. C’est-à-dire que vous pourrez pénétrer la cellule et connaître son intelligence, connaître son plan, sa détermination, sa fonction. C’est par là qu’un disciple arrive à incorporer le plan des Maîtres et pas autrement.

    Pour effectuer quelque chose, il faut pouvoir comprendre ce quelque chose, afin de le tenir, comme le marin tient le gouvernail entre ses mains. S’il ne peut pas le tenir, le bateau va aller forcément dans n’importe quelle direction. La capacité du disciple doit être celle-là, connaître le cap, connaître son navire et de maintenir le cap.

     

    La conférence du 07 11 87 en 3 parties  

    Les 7 planètes sacrées

    Les forces cosmiques

    Télépathie mentale - Voyage en corps astral

     

    Conférence en audio 

    07 11 87

     

     Le Karma

     

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  • Conscience ou croyance ?Il n'y a et il n'y aura aucune preuve tangible qui prouvera quoi ce soit de l'existence des mondes invisibles avant très longtemps. Ceux qui pourraient ne donneront jamais ces preuves, car entre des mains sans conscience, elles ouvrent des portes dangereuses. Cela laisse un doute terrible pour celui qui n'a pas la foi, pour celui qui a juste une perception, une intuition, mais que celle-ci reste vague. Et puis pourquoi vouloir aller au-delà du sens commun. Le monde tourne et n'affiche qu'une face qui remplit nos écrans, nos journaux et nos esprits. 

    Mais quel ennui cette vie ? Quel challenge sans beaucoup d'intérêt ? Quel transcendance à vouloir être, le plus fort, le plus beau, le plus malin ? Le pouvoir ! L'argent !  Etre tranquille, respecté, reconnu. Stabiliser son image, pour s'assumer narcissiquement. Et puis on vieillit, ce que l'on gagne en expérience, on le perd en souplesse physique, le corps s'abîme, et les traits de nos visages trahissent nos douleurs, nos regrets, nos amertumes, nos déceptions, la douleur physique accompagne notre quotidien, et on a peur, de la vie qui nous fuit et de la mort qui approche. It's a wonderful world !!!

    Au fond, je n'ai jamais pu me résoudre à cela. Depuis 30 ans je cultive, ce qui pourrait me sortir de cette condition humaine. Pas en fuyant, en dépassant, en transcendant. Apparamment je ne suis pas le seul à chercher. Ce n'est pas un chemin sans piège, car le Je, le Moi sont les sujets et objets de l'expérience, et c'est un jeu de miroir sans fin, et il faut du temps pour que le sans fin devienne sans teint. Alors là, un coup je te vois, un coup, je te vois qui voit et un coup tout s'efface, et puis, une vague perception qui au début ne change rien à l'action. Perception d'un état, d'une présence qui n'est pas le jeu, du je et du moi, et cela devient le jeu. Aller plutôt là, qu'ailleurs. Etre attentif à ce qui peut fleurir de cette position. Et puis cette position devient le centre, ou plutôt l'axe. Et il y a de grosses floraisons, des rencontres, des communions avec des personnes, avec la nature, avec les éléments. Et puis une vrai intention de ne pas trier au préalable, de ne pas réagir, de ne pas fermer de portes, rester ouvert. Parfois dans un contexte auquel je ne suis pas en accord, je vois les réactions qui pourraient se dessiner, et puis qui dit cela en face ? Une personne qui réagit, et je vois ce réflexe mental, cette posture sclérosante, cette énergie coupée, ce sourire absent, et qui suis-je pour juger une personne qui souffre ainsi, qui ne connaît pas ce lieu secret, cette petite porte d'où l'énergie de l'âme, du saint-esprit pour les chrétiens, de Chenrézi pour les bouddhistes, suinte, goutte. Comment faire comprendre que c'est de l'Or, que c'est d'un repos éternel ? Et étrangement, tout ceux qui en ont l'expérience ou qui s'en approchent se reconnaissent ...


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  • Servir pour une nouvelle alchimieCe qui me paraît toujours surprenant et intéressant provient qu'il ne se passe jamais ce que j'aurais pu prévoir. Je trouve actuellement un point d'équilibre intérieur qui consiste à garder profondément une attitude d'ouverture. Cela peut paraître banal et pourtant cela ne l'est en aucun point. 

    Je ne suis plus dans une période de méditation formelle régulière. Lors des quatre ou cinq derniers mois, pendant mes pratiques méditatives, je ressentais à l'inspire de très nombreux frissons qui parcouraient une grande partie de mon corps. J'ai eu tendance à les "cultiver" comme s'ils étaient en quelque sorte les prémices d'une ouverture, d'une porte. En effet, l'effet produit coupait le mental et me donnait le sentiment d'entrer dans une expérience directe, pure, et de déployer des antennes.

    J'ai vécu ensuite, une période où j'ai ressenti le besoin de ne plus rien fabriquer mentalement pendant mes pratiques méditatives. Ni mantras, ni rituels. Cela a eu pour effet, de dissoudre les investissements que j'avais pu produire sur le phénomène des frissons. D'ôter des voiles, sur le bouddhisme en général, et de vérifier que malheureusement toute organisation humaine qui se structure hiérarchiquement produit des effets pervers. J'ai vécu une petite période de creux, de dénuement et là, je peux dire qu'une fleur a éclos. 

    Je le dis comme je le sens " ça reste ouvert, en haut, tout là-haut" , la transcription des conférences d'Omnia Pastor m'a beaucoup aidé à comprendre profondément ma place, ici, sur terre. Au fond je ne pouvais me voir que comme "un oublié" ou "un prédestiné", alors que la juste position est d'être "ouvert en situation" sans plus. Cette position étant la seule fertile. Je prends conscience que j'ai vécu tant d'années soit en haut coupé de la terre, et du monde, soit en bas dans la satisfaction de l'ego coupé du ciel. "Ciel" et "Bas" sont symboliques. L'éclosion de la fleur me relie de haut en bas, ce n'est pas sans aucune tension, car l'énergie est super-forte et la garder dans l'axe est pour moi un savoir-faire à acquérir.

    J'ai profondément compris que ma contribution dans cette incarnation était de rester constamment en mouvement, et d'alterner mouvement et recueillement. Ainsi, les énergies trouvent raison à descendre. Car si nous sommes comme je le crois, dans une période de profondes transformations sociétales, et que nous ne sommes pas seul, que sur d'autres plans, nous sommes accompagnés, il faut des transmetteurs, des transformateurs, des adaptateurs. Il faut que des personnes fassent "le pont" entre l'ancien et le nouveau monde. Actuellement, il y en a peu, car pour faire cela il faut partir du réel et être acteur dans le réel. J'avais tendance à m'économiser sur ce plan-là.

    Pour conclure, lorsque je dis "ça reste ouvert ...", c'est une perception physique, le constat d'une attitude mentale, qui n'est pas une attitude de dévotion ou de prière. C'est une attitude intérieure qui pourrait correspondre à la fusion des mots conviction-perception-intuition. Je ne vois pas encore la lumière, (la verrais-je, un jour d'ailleurs !), mais je ressens la chaleur. Et je reçois l'énergie, jusqu'au plan physique.

    Mes antennes se sont bel et bien déployées !!!   

     

    Servir pour une nouvelle alchimie


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  • Le fait d'écrire est une manière d'essayer d'objectiver ce que je vis, et de donner sens à des perceptions intérieures. La poursuite de ma recherche intérieure prend un chemin différent. La découverte du texte, "Dzogchen, Mahamudra au-delà de la pratique" que j'ai publié dans "bouddhas et déités" est une belle synchronicité et peut peut-être m'indiquer une certaine direction. 

    Pour aller au coeur de la question, la nature essentielle de l'esprit est au-delà de toute fabrication mentale. Rituels, mantras, pratiques sont des fabrications. Pour toucher cette nature essentielle n'est-il pas nécessaire d'arrêter toutes formes de fabrication mentale à intention spirituelle ?

    Lors de mes méditations l'observateur en moi attend, au repos parfois. Ce temps est généralement agréable particulièrement lorsque je pratique seul. Parfois, l'observateur tend à se dissoudre, et soit je pars dans une rêverie, soit je m'endors. J'avais pris comme habitude de générer de profonds frissons de détente, ce qui me donnait le sentiment, la perception d'entrer au coeur de moi-même. Cette expérience des sens, coupait le fonctionnement mental habituel, une forme de petite extase. J'ai pas mal investi, à mon insu, sur cela, pensant probablement que c'était une porte. Je perçois aujourd'hui, que ce sont des frissons de circulation de l'énergie qui dans leurs mouvements, modifient et captent l'attention. Ce que je peux projeter sur cela, appartient à mon désir. Cette petite prise de conscience est un petit dépouillement de l'égo. 

    Je poursuis les transcriptions des conférences d'Omnia Pastor, j'ai le sentiment que si j'ai un guide intérieur, il est de cette nature. L'intérêt des transcriptions est de part la répétition de l'écoute que nécessite ce travail, je capte pour ainsi dire au-delà des mots, les pensées-semences à l'origine de la transmission. Pour la dernière conférence dont je termine les corrections et qui sera publiée sur le site http://www.conscienceuniverselle.fr/ probablement cet été, je retiendrais quelques pensées-semences essentielles :

    La première [mouvement, recueillement], l'expérience de l'incarnation n'existe que dans la confrontation, dans l'expérience de vie auprès de nos semblables. Fuir cela, est une erreur et un gaspillage.

    Ce qui nous sépare de notre propre divinité est la peur, peur qui est le fruit d'une représentation de nous-même construite et limitée. 

    Pour se dépouiller de soi-même la conscience en mouvement va chercher des points de crise.

    Dépassant ces crises tu entres en résonnance avec l'abondance de l'univers. Ta vie est entre tes mains et tu grandis....


     

     

     

     


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  • Marc Bosche - Expérience de mort imminenteMarc Bosche avait une maladie cardiaque. La maladie était responsable de deux expériences de mort imminente (EMI) que l’auteur relate dans son thriller " Nirvana " :
    Je me suis sentis en quelques instant m’élever à plus de deux mètres au-dessus de mon corps. Il ne subsistait presque plus de lien avec la Terre. Me voilà flottant comme un nuage d’or invisible dans ce hall…
    Le 30 mars 2008, une autre crise cardiaque projeta une nouvelle fois Marc Bosche dans le tunnel lumineux de l’au-delà qu’il avait décrit après son expérience de mort imminente de 1998 :
    Ce à quoi j'allais aboutir assurément était la pénétration dans un nouvel espace incandescent et inconnu signifiant ma mort, je ressentis alors une vague nostalgie pour mes projets et mon amie, lointains souvenirs. Mais je compris plus clairement qu'il s'agissait avant tout de mourir à moi-même et d'abandonner tout autre préoccupation pour répondre à un appel d'amour. Je savais que cette ultime étape serait irrémédiable sans pour autant signifier implicitement ma fin, plutôt une transformation radicale nécessitant un nouveau "oui" encore plus inconditionnel que le premier. J'avais donc mon libre arbitre face à cette puissance qui ne me demandait qu'une adhésion à une dissolution fusionnelle plutôt qu'une crémation sacrificielle. Cependant cette nouvelle étape me semblait infinie et l'amorce d'une autre histoire pour laquelle mes ressources étaient vraisemblablement épuisées pour ce soir-là! J'hésitais et renouais avec ma culpabilité en me remémorant brièvement tout le processus qui avait précédé, je tentais de tergiverser en cherchant à comprendre le sens de ce rêve. "Si c'est cela que l'on appelle Mort qu'elle est donc belle à vivre!" pensais-je vaguement incrédule, puis immédiatement après comme pour me rassurer : "non, ceci n'est qu'un rêve de mort ou d'autre chose…"Je m'aperçus que cette course folle dans le rayonnement avait considérablement ralenti depuis que j'avais réintégré ce corps lumineux. Car en fait plus je tentais de réfléchir plus je freinais mon approche de la lumière et il me semblait qu'avec elle une nouvelle dualité s'instaurait. Trouvant son éclat trop puissant, celui-ci décrut comme à l'écoute de ma doléance et je pus comprendre très nettement qu'il était la source originelle du rayonnement formant le tunnel dans lequel j'avais pu cheminer jusqu'à elle. La distance pouvait s'amenuiser sans la crainte de pénétrer cet espace lumineux faiblissant et d'ailleurs il commençait à se dissocier de son rayonnement. L'extrémité du tunnel de lumière me semblait maintenant obturée par un mince voile de lumière pâle se présentant comme convexe en ma direction. Je réalisais soudainement que ce chemin suivi n'était que le mien, un parmi tant d'autres, et que compte tenu du peu de courbure qui se présentait à moi je ne faisais qu'entrevoir la faible section d'une sphère immense. Cette déduction rationnelle me fit sourire sur le coup mais à cette conclusion tout le rayonnement environnant disparu soudainement, me laissant sidéré, seul, face à cette sphère spéculée dont l'échelle était quasiment d'ordre solaire!La même puissance d'amour se dégageait toujours de cette immensité en veilleuse que de son éclat primitif saisi lors de son premier aperçu partiel. Un dialogue immédiat s'établit avec elle afin de trouver un point d'équilibre dans un ratio luminosité/distance. C'était mon désir qui guidait cette danse et mes déplacements en étaient instantanés, parfois lointains : je fis même une circonvolution complète comme satellisé par cette sphère de lumière. En expérimentant ces éloignements à des "échelles planétaires", je pus percevoir d'autres luminosités plus lointaines et différentes dont le souvenir reste imprécis mais je revins inexorablement jusqu'à toucher la sphère initiale. Je savais que je ne faisais que jouer les prolongations après avoir répondu par un "peut-être" à la demande qui m'avait été faite précédemment. Une question s'imposa alors très clairement à moi avec une bienveillance amusée : "stop ou encore?" Je dus convenir de mon incapacité à pénétrer cet espace de lumière tant je m'en sentais indigne et me jugeais intrus. A regrets, il me fallait choisir de me réveiller ne pouvant plus poursuivre ce rêve, l'alternative du mystère de cet amour avait eu raison de ma curiosité, cette essentielle et ultime étape était différée pour cause d'immaturité, dans le souci d'une longévité à préserver !
    Le 30 mars 2008, Marc Bosche a poursuivi son élévation dans la lumière sans envisager cette fois de retour dans notre monde.
    L’expérience de la mort décerne une sorte de qualification à la personne qui la connaît et revient parmi les vivants. Autrefois, l’authentique initié devait expérimenter l’agonie et la sortie du corps. Il en résultait une réceptivité particulière. La réceptivité de Marc Bosche était au service de la vérité. Il dénonçait les dérives du néo-bouddhisme.


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  • Arroser les bonnes graines Cette image est très inspirante pour mon propos. Parfois je me demande si je ne me raconte pas des histoires, si je ne suis pas dans une forme de déni de la réalité et que je m'invente ainsi un monde des possibles pour fuir la désespérance. Et puis je me ravise, non ce n'est pas cela, cette quête n'est pas vaine, bien d'autres et de plus fort, de plus puissant m'ont précédé, et je les reconnais. La difficulté est dans l'approche, dans la pratique. J'avais depuis quelques temps trouvé un confort et un bonheur dans mes méditations. J'avais conscience, que cette satisfaction était une forme de saisie, mais je n'étais pas pressé de rompre le charme. Et puis, tout ce qui enjolive mes pratiques, les rituels, les mantras, les prières, étaient aussi tels que je les vivais une sorte de véhicule pour me conduire dans cet état. Il m'a semblé que cela était un artifice. Depuis une dizaine de jours, la plupart de mes méditations sont "strong", sans rien, nues. Je m'assois, je vois et j'essaie de ne pas suivre l'agitation mentale, sans toujours y arriver. C'est comme si je cherchais une ouverture, et que je reste à rebondir sur la sphère de mon esprit, sans possibilité d'entrer réellement et durablement dans ce sanctuaire intérieur. Parfois, un inspir m'en approche, des frissons parcourent mon corps et ma tête et puis probablement quelque chose de l'ordre de la saisie, me fait rebondir à la surface, et je réessaie. Cela, mais peut-être pas que cela, a entraîné une forme de perte d'enthousiasme, et une réactivation de formes de projections sur des sujets conflictuels. 

    Je lis actuellement "Pour une métamorphose de l'esprit" de Thich Nhat Hanh, l'auteur nous propose à travers cinquante stances, extraites des courants formateurs du bouddhisme, le dévoilement des mécanismes de la conscience. Une façon de revisiter la psychanalyse, à la mode Bouddha, qui n'est pas sans intérêt même si dans la vie réelle nous n'avons pas toujours "la main", et qu'il ne suffit pas de vouloir pour pouvoir, car les forces à l'oeuvre, force d'habitude mais surtout de noeuds énergétiques inconscients ne se défont pas sous la seule lumière d'un bref aperçu mental d'un possible suite à une lecture.

    Les textes bouddhistes s'appuient sur notre nature fondamentale pour réveiller en chacun sa propre nature, et c'est en cela, qu'il est dit que dans dans la conscience du tréfond, il y a toutes les graines, et si nous arrosons les bonnes graines, nous cueillerons de bons fruits. Je vais remplir mes arrosoirs !!!


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  • Au-delà du personnelPar ce court récit, je veux juste laisser une trace d'une perception indicible. Au fond de ma méditation j'ai perçu une identité en moi qui m'est étrangère. Pour être plus explicite et que l'on ne me prenne pas pour un schizophrène, dans le processus de méditation, lorsque le mental est à peu près calme, il apparaît et dans ce cas précis,  m'apparaît, des pensées, ou perceptions singulières qui ne sont celles du mental impliqué dans les interactions de la vie sociale habituelle. J'ai perçu, une identité qui ne possède pas mes attributs. C'est étrange, mais au fond assez logique et prévisible car je cherche vaillamment depuis de nombreux mois, à ouvrir mes perceptions. C'était comme si, je voyais quelque chose au loin avec une lunette de longue vue, je ne distinguais pas les traits du visage, encore moins le caractère, la nature de cette personne. J'ai vécu cet instant fugace, au fond de ma méditation. Ce qui pose question, c'est la nature de cette perception. Difficile de dire JE en l'évoquant, difficile de dire, que c'est un Autre. J'ai l'intuition que c'est Moi dépouillé de tout. Donc moi, très différent de ce que je suis. Je vais essayer de m'en approcher. Qu'en serait ses qualités ? Une référence à une connaissance qui m'est inconnue, cette connaissance faisant loi. Que me sépare de cela ? Les imprégnations dûes à mon histoire personnelle donc ce que je suis. Il est une grande difficulté pour moi, de creuser cette direction. Se laisser adombrer, en restant ce que je suis est à mon avis pure illusion, fantasme imaginaire. Incarner les qualités qui rendent compatibles l'adombrement, tel est le chemin. 

    Je sens cette puissance, mais cette sensation est erreur, car c'est ma personne qui se projette porteuse des attributs du grand Être, ainsi c'est un film. Je dois renouveller l'expérience de cette profonde méditation et absorber les qualités nécessaires à cette "identité".


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  • Tonglën - Semaine Retraite Enseignement Lödjong à KarmalingSemaine fort agréable à Karmaling, de belles rencontres, un Rinpoché toujours aussi précis, présent et disponible. De belles pratiques méditatives, et un enseignement au fond très simple, que je pourrais résumé ainsi : L'échange de soi et d'autrui - Qui veut promptement sauver Et soi et les autres, Doit pratiquer le grand secret : L'échange de soi et  d'autrui - Shantidéva - Une fois compris, nous rentrons dans la pratique, celle-ci ne peut pour moi être que très progressive, car il ne m'est pas possible d'entrer au coeur de cet enseignement sans qu'il se passe de multiples petits ajustements. N'étant pas centré sur le plan émotionnel, cette rencontre avec l'autre dans sa souffrance, avec moi-même dans mes frontières est exigeant. Les premiers effets n'ont pas du tout été dans le sens que j'envisageais. Sans l'avoir anticiper, je pensais au fond, que l'approche d'ouverture était une approche de compassion, mais en réalité, ouvrir mes frontières, lever mes barrières, première étape à la pratique, m'a pollué. J'ai bien pris l'énergie mais je l'ai en rien transcendée, purifiée. Je me suis retrouvé en pleine pulsionnalité, prêt à en découdre, à invectiver, à élaborer des scénarios paranoïdes ... surprise, surprise. Pris dans ces énergies basses, et ayant compris ce qui se passait, je mets en place depuis deux jours, un vrai travail de purification dans mes méditations. Je ressens toujours la lourdeur de ces énergies que je prends, mais j'arrive, il me semble, à les retourner un peu purifiées. Ce travail méditatif à pour finalité d'être constant.Tonglën - Semaine Retraite Enseignement Lödjong à Karmaling Il nécessite une présence à l'autre et une empathie totale, et que nos petites frontières moïques soient levées. C'est un travail sans fin et qui nécessitera pour moi, un ajustement personnel important. Mon auto-suffissance énergétique et narcissique se basait sur une régulation de mes propres frontières. Là, l'ouverture modifie l'équilibre, et cela va devoir se faire très progressivement. J'ai compris le sens des frissons qui m'habite pendant mes méditations. Ces frissons sont des antennes que je déploie. Je sors peut-être de cet isolement existentiel propre à l'homme commun. J'en frissonne !!!


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  • Qu'est ce qui médite dans l'homme ? Eh bien, on s’aperçoit que tout le phénomène de la méditation n’est en fait qu’un geste par lequel la conscience essaie de retourner à sa source. Ce qui veut dire que la méditation pour un incarné n’est pas un acte naturel du tout. Quand je suis incarné, je suis dans le manifesté dans l’extériorisation. Lorsque je médite, je m’intériorise, je me retire du monde, je retire mes sens, ma préoccupation, ma lecture, ce qui n’est pas là le rôle d’un incarné.

    C’est là toute la difficulté de la méditation. Puisque dans le manifesté il s’agit de s’extérioriser et que lorsque je médite, il s’agit de mourir, de redevenir la divinité et cela est un mouvement complètement inverse par rapport aux forces qui m’ont précipité dans la manifestation. D’où pour moi, une certaine difficulté à comprendre qui médite, avec quoi on médite, comment on médite et qu’est-ce que la méditation tout simplement ?

    Lorsque je comprends que ce n’est pas moi qui médite, je cesse cet effort vain, inutile. Beaucoup d’individus dépensent leur énergie consacrée à la méditation, dans un grand effort de relaxation, un grand effort pour calmer les pensées, calmer le mental, calmer le harcèlement, calmer une émotion qui arrive, une préoccupation que l’on ne peut pas chasser etc. Toute leur énergie va être dépensée pour cela et lorsque finalement ils vont arriver à un certain calme, il ne reste plus d’énergie pour se maintenir en méditation et hop en 3 minutes, l’état disparaît, c’est agaçant, je reconnais.

    Alors pour éviter que cela ne se répète, il faut savoir que ce n’est pas le « moi » qui médite, et que donc lorsque vous allez vous asseoir en méditation, il va falloir asseoir le « moi » comme on assoit un vêtement. Lorsque cette intention est profonde, sincère, bien pensée, vous vous apercevez que les sens se retirent de vos préoccupations, même de l’activité de la pensée et que vous avez une capacité très grande à vous intérioriser. Capacité qui ne semblait pas présente en vous tant que vous essayiez de vous calmer, tant que vous essayiez de vous discipliner, tant que vous vous aspergiez d’encens de ceci ou de cela pour arriver à méditer.

    On peut utiliser une multitude d’artifices, c’est certain, on peut se donner des coups de marteau, si l’on est prêt à cela, tout marche. Simplement il faut savoir qu’avant tout, la méditation est une intention, une décision. Et quand je me pousse à méditer, parce que je sais que c’est ce qui va sauver mon âme, parce que je sais que c’est ce qui va lever la Kundalini qui ensuite me rendra illuminé ou clairvoyant, parce que je sais que c’est ce qu’il faut faire aujourd’hui, parce que tout le monde est à la mode avec le nouvel âge. Toutes ses raisons sont des raisons mais ce n’est pas une intention.

    Donc toute la difficulté aujourd’hui va être de te trouver l’intention de méditer, car tu peux t’y pousser, tu peux t’y efforcer, tu peux te trouver des raisons, mais tu n’en as pas toujours l’intention, pourquoi ?

    Pourquoi est-ce si dur d’obtenir cette intention qui fait qu’en trois secondes, paf ! Tu es assis, calme, tout intériorisé ?

    Tout simplement parce que tu es un phénomène de vie extraverti, un phénomène de vie manifesté, tu es un incarné, qui doit marcher dans le monde. Toutes tes énergies sont pour le monde extérieur, pour la vie, pour l’apprentissage, pour la démonstration, pour la manifestation.

    Donc, d’un seul coup, voilà que sous des prétextes spirituels, on te demande de faire tout le mouvement inverse, et c’est difficile. Alors petit à petit, approchons-nous de la raison qui fait que la méditation est bonne et belle et pas simplement pour des raisons spirituelles. Si tu te découvres une bonne et belle raison et pas simplement spirituelle, pour ce joug pesant, je voudrais tellement évoluer alors il faut que je médite, si tu arrives à te débarrasser de ça, et bien tu vas pouvoir méditer à tout instant et n’importe où.

    Parce que c’est une liberté que tu vas te donner, ce n’est plus une discipline à laquelle tu dois t’obliger. Ce n’est plus un rendez-vous que tu acceptes chaque jour pour que la hiérarchie ne te montre pas du doigt et t’oublie dans le livre de la vie. C’est avant tout une liberté que tu te donnes et que tu es tout content de trouver.

    Sitôt que tu enlèves le concept d’obligation qui s’accroche à la méditation, le concept de discipline, tu découvres que c’est pour toi un champ de liberté et c’est en grande joie que tu entres dans le silence. Car ce silence pour l’apprécier, il faut qu’il soit aimable, il faut qu’il ait de belles couleurs, il faut qu’il promette un paradis sympathique. Car s’il n’a que le nom de la discipline et de l’obligation ce silence fait peur, on est en colère contre lui et on le refuse tout en étant obligé de l’accepter.

    Pourquoi l’homme est-il piégé dans cette position ?

    Tout simplement parce qu’il est encore un enfant et qu’il se souvient d’être allé à l’école. Il se souvient que le professeur est celui qui l’oblige à étudier et qui lui dit que l’étude est une bonne chose, que c’est ce qui fera de lui un homme, que cela fera plaisir à papa et à maman, et qu’en plus cela rapporte des bons points et qu’avec ces bons points il aura un vélo à la fin de l’année...


    Mais l’initiation ce n’est pas le prix qui est remis à la fin de l’année lorsque les méditations auront été réussies, absolument pas. Ce genre de méditation ne rapporte aucun fruit, c’est la désespérance, pourquoi ?

     

    ...Pour obéir à un principe, la seule force qu’il va te falloir trouver, qu’il va te falloir comprendre, c’est une force qui va exorciser le pouvoir qu’a sur toi l’illusion contraire à ce principe. Tu ne peux pas devenir un disciple parce que tu t’efforces, parce que tu t’efforces à ressembler à un initié, à agir comme lui, à penser comme lui. Tu vas devenir un disciple parce que tu vas apercevoir ce qui te maintient dans les illusions de l’enfance. Sitôt que tu comprends ces fantômes, ces champs d’énergie qui t’oppriment et qui te font rester enfantin, tu les défais, tu élèves ta conscience et immédiatement les feux du mental s’activent.

    C’est comme un immense souffle apporté à la Kundalini pour qu’elle circule encore plus fort et allume les feux du mental. Le feu du mental va donner au disciple la disposition à dire je veux et la disposition de faire. C’est un pouvoir créateur, je ne parle pas de pensées créatrices. Non. Mais prenant conscience de l’aspect de volonté qui est en lui, le disciple va pouvoir exécuter et faire.

    En même temps qu’il prend connaissance et conscience de l’aspect volonté qui est en lui, cette volonté va lui démontrer, le plan, le but de sa vie, le but de la vie en général, le but d’une planète, d’un système solaire, ce qui fait qu’en quelques secondes, il va devenir un exécutant capable de faire.

    Lorsque s’éveille cette grande volonté, le disciple voit. Il ne s’agit pas simplement d’une vision spirituelle comme on peut voir les auras. Il s’agit d’une perception du cœur qui est initiée à la raison du monde, à la raison de l’existence, et à sa petite raison privée personnelle qui fera son destin particulier dans
     la grande destinée du monde. C'est ça l’initié.

    L’initié est celui qui est capable de dire, j’ai vu, j’ai contemplé le dessein de Dieu, ce qui veut dire le dessein du système solaire, autrement dit, le plan d’évolution et le but de la vie du système solaire. Il voit en même temps sa propre place en tant que disciple et il reçoit immédiatement sa part de travail à exécuter. Ainsi il comprend la tâche des plus grands que lui, comme les maîtres, le Christ, Bouddha, ou les Anges. Tout devient clair, non pas parce qu’il aura lu des livres à ce propos, ou qu’on lui aura parlé de ces choses, mais par le cœur il aura vu, il aura approché le dessein.

    La raison de la vie, de la manifestation et particulièrement la raison de la manifestation du système solaire, est une raison qui gît dans le fond du cœur de chaque homme. Vous cherchez tous la raison de la vie, et sans arrêt vous me posez cette question : Pourquoi j’existe, pourquoi l’homme existe, pourquoi la vie existe, que nous veut Dieu ?

    Il nous envoie dans la matière, après il nous propose l’évolution, et puis entre les deux, il nous faut passer par des initiations. Sans arrêt, tu m’interroges sur le sens de la vie. Eh bien ! le sens de la vie, tu le portes. C’est une petite information.

     

    La conférence du 14 06 1992 en 4 parties 

     

    Qu’est-ce que le mental ? Qu’est-ce qui médite dans l’homme ?

    L’infantilisme, une attitude à l’obéissance

    Qu’est-ce que le silence, le mental permet de rejoindre l’âme

    Exercices de méditation

     

    Conférence en audio 

    Lucinges 14 06 1992

     

     Le Karma

     

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  • Il se posait en moi depuis quelques temps une question. Comment mes pratiques de méditations et mon travail pour créer l'anthakarana, ce pont entre la personnalité et l'âme pouvait se réaliser alors que ma personnalité était encore emprunte de schèmes liés à ma construction psychologique ? Pour être plus précis et clairs au lecteur, mon comportement et mes actes sont loin d'être toujours vertueux. Je précise que je ne suis pas un déliquant, mais en terme d'éthique, je sais (savais) m'arranger des circonstances. Très récemment, je me suis vu pris en défaut dans la vie objective et relationnelle sur ce champ. Outre la blessure inutile que cela a crée et pour lequel je suis responsable, j'ai senti à quel point :

     J'étais allergique à toute morale.

    J'étais en capacité d'argumenter pour justifier de mes arrangements.

    Dans ma pratique méditative, le regard sur le fonctionnement de mon esprit, ne laisse trace de ces manquements à l'intégrité. Je ne suis pas le seul, loin de là. De grandes personnalités spirituelles avaient leurs parts d'ombre et de pratiques guère conforme à leurs enseignements. Osho, Chögyam Trungpa Rinpoché,  ...ce qui n'excuse rien, mais qui montre la complexité de la psyché humaine. Mais à la question, quels sont les clés de la transformation, la première réponse est que les actes portent la qualité des énergies de l'âme, et qu'il ne peut y avoir de réel transformation en terme d'énergie s'il n'y a pas accord.

    L'autre complexité est qu'il n'est pas question de combler ce manquement par un acte surmoïque qui ne ferait que remettre un schème archaïque parental sur un trait de comportement.

    Ce trait comportemental, est constitutif de ma personnalité, un peu comme une poutre en sous-sol qui soutient l'édifice. Donc, ce qui nécessite de changer la poutre ! Plus facile à dire qu'à faire, car ce trait est transversal, et c'est comme si je décidais d'être un autre. Cependant, faisons-le, j'enlève la poutre et je la remplace par une toute neuve en phase avec mon intention spirituelle, plus en phase avec les énergies de l'âme. Que se passe-t-il ? La poutre voisine qui ne portait pas le même trait était cependant en interaction avec la première poudre qui la définissait en partie ! Il faut donc changer ou rénover cette seconde poutre pour qu'elle s'accorde avec la première, et ainsi de suite !!! Quel chantier ! Quelle chance aussi ! J'ai ainsi du travail pour quelque temps et je pense que ma semaine "Lojong" à karmaling à la fin du mois va me permettre d'envisager pleinement ce chantier, voir de bien l'entamer.


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  • Comment aider les personnes qui vont quitter la terre ? Conférence Omnia Pastor

    Il est vrai que mourir à l’heure actuelle, si on est entre les mains de la médecine, cela devient une véritable épreuve d’adresse pour l’âme qui doit se dégager. Et ceci n’est pas une critique contre la médecine. Elle aussi a une connaissance à acquérir. Culpabiliser quelqu’un ne sert à rien. Il faut lui donner les moyens d’avancer et de comprendre.

    Donc, comment aider quelqu’un qui doit mourir ?

    Le passage sera en correspondance exacte avec la nature spirituelle de l’individu, selon les attachements ou les détachements.

    Que pourriez-vous faire pour aider quelqu’un à réussir une bonne sortie ?

    Si dans sa nature il est avidement attaché à tout ce qu’il possède, attaché à la vie sur un plan physique, donc au plaisir, vous auriez beau amener des files de curés, de pasteurs, l’âme ne s’en sortira pas mieux.

    Par contre, là où vous pourrez aider l’âme, c’est quand elle sera définitivement passée de l’autre côté. Pour le passage lui-même, vous ne pouvez rien. Tant qu’il y a une seconde de conscience objective il y aura une peur immense. Et cette peur va se retrouver au niveau de l’astral chez la personne décédée. C’est là, où vous pouvez intervenir. C’est là, où vous devez la rassurer.

    Comment faire ?

    En la débarrassant de sa dépouille de manière radicale, par le feu.

    Ensuite, en travaillant sur une photo, un portrait, ou quelque chose qui a appartenu au défunt. Pensez à amener des fleurs, une flamme, et de la musique pendant un cycle de sept jours. C’est ce qui est déjà fait, sans savoir pourquoi lorsqu’on observe rigoureusement la règle.

    Les émanations qui vont partir de la fleur, de la flamme et du son, vont servir de nourriture au défunt. La fleur, sur un plan occulte, dégage une vibration de plénitude.

    C’est pour cela que lorsque l’on veut appeler les anges, par exemple, il est bon de se trouver soit dans un endroit fleuri, ou en tout cas où la nature est reine, soit de créer un mini-conditionnement naturel, avec le plus de fleurs possible.

    L’émanation de la fleur est une émanation de plénitude. La flamme est purificatrice. Elle brûle la mémoire astrale. La musique, le son, est une fréquence qui perce plusieurs couches, à partir du physique en passant par l’éthérique, l’astral, et même va au delà, puisque cela attire même les anges dit-on.

    Le son, la musique n’a pas de limite dans son voyage. C’est comme la lumière en fait. La lumière voyage partout dans l’univers. Le son fait de même. Parce que le son est la seule énergie qui n’a pas besoin d’une autre énergie pour se perpétuer.

    Le son est une énergie pure.

    Dès que cette énergie est déclenchée, elle a une immortalité. Il en est de même pour la pensée. La pensée est un son. C’est pour cela qu’il y a toute une magie autour de la pensée. Donc le son, tout en calmant, nourrit l’âme de hautes vibrations. Je ne parle pas du dernier tube du groupe X pour essayer de nourrir l’âme d’un mort, même si c’était sa chanson préférée.

    Il y a des auteurs qui ont été des compositeurs spécialement inspirés par ceux qui justement manipulent le son, parce que c’est la base de leur énergie. Ce sont les Dévas, autrement dit, les anges. Comme je l’ai expliqué, les anges sont, sur le règne du Saint-Esprit, l’intelligence active.

    L’intelligence active c’est le verbe. Le verbe c’est le son. Et sur un plan terrestre, c’est la musique et la parole.

    Donc la musique va attirer des vibrations sur cette âme, qui vont commencer à l’élever petit à petit vers des sphères de plus en plus subtiles. Si l’individu bénéficie d’un guide personnel, cela va lui faciliter son travail. S’il fait partie d’une âme groupe, encore très volumineuse, il sera dirigé, comme on dirige des wagons électroniquement. Il va être dirigé tout simplement par la loi, la vibration donc.

    Puisqu’il va être dirigé par la loi, il est donc absolument nécessaire qu’un service au défunt soit donné, parce que vous ne savez pas qu’elle est l’envergure spirituelle de la personne qui meurt. Pour ceux qui ont un guide personnel vous n’avez pas de souci à vous faire. Pour les personnes communes, faites ce que l’Église perpétue. Et là, elle a raison.

    Que dire encore sur la mort, ou ce passage, sinon que vous devriez un petit peu plus penser aux défunts, sans tomber dans l’exagération qui veut que l’homme porte un culte aux morts. Mais vous pourriez à certains passages astrologiques qui donnent une ouverture sur l’au-delà, leur faire offrande de fleurs, de feux, et de musiques, pour qu’ils s’en nourrissent et pour qu’ils comprennent ce qu’ils sont en train de faire là-haut, en train d’apprendre.

    Ou, s’ils sont encore dans un état de rêve, pour que leur rêve leur soit plus doux, étant donné que le mort rêve sans arrêt de ce qu’il a vécu sur la terre, dans toutes ses incarnations. De cette manière, le rêve peut être plus doux.

     

    La transcription de l'entièreté de la conférence

    La conférence en audio à écouter ou à télécharger -> Genève 21 06 86

     

    Le Karma

     

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  • Comment conduire sa vie ?Il y a ce corps, j'ai un corps mais je ne suis pas ce corps, juste un véhicule.

    Il y a ces pensées, ces sentiments, ces émotions qui ne seraient que vacuité, sans existences intrinsèques.

    Et puis, il y a un arrière plan, un arrière fond, une présence ...

    Le tout, est un petit bonhomme.

    Comment conduire sa vie ? Laisser, ses pensées, ses émotions, devenir transparence ...Et toujours appeler, la lumière, la présence, par la prière, l'invocation. Et après, dans les actes, cultiver la bonté.

    Où sont les pièges ?

    Lorsque les sentiments, les émotions sont trop forts, prégnants, tout l'individu  devient ces sentiments, la présence disparaît et les actes répondent aux émotions. La présence de la Présence est fragile. Pour moi, c'est la présence de l'âme ou de ses éclaireurs. Il y a un double mouvements, incarner les qualités de l'âme, pour que le véhicule physique, astral, mental puisse recevoir le niveau d'énergie de l'âme, et invoquer la présence de l'âme. C'est un travail alchimique, un travail occulte, le travail d'une vie.


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  • L'EveilJe n'ai plus aucun doute aujourd'hui, il s'est passé à nouveau quelque chose de détonant. Il y a des phrases que l'on a entendu des dizaines, voir des centaines de fois et puis un jour, un soir, l'énergie du verbe est là. J'ai compris que je devais laisser tomber les clés au fond du puits et devenir la clé. J'ai compris que je devais permettre à mon âme de se comptempler elle-même et qu'en introvertissant les 5 sens, je pouvais y arriver, j'ai compris que l'intime conviction de la réalité de ma spiritualité permettait à ma spiritualité de devenir réalité. Je pense avoir 5 années de travail pour m'ancrer dans ce nouveau monde et de trouver l'équilibre avec la vie dans le samsara. J'ai saisi la queue du Dragon, et je ne la lâche plus, j'ai croisé le regard du tigre blanc, et l'ardente force et violence qu'il dégage devient l'amour de Chenrézi, dans les yeux de Norlha Rinpoché. J'ai senti qu'il n'y avait pas de limites et qu'il allait m'être donné la possibilité d'accomplir ce que j'étais venu chercher dans cette incarnation. Je sais que me saisir de cela, peut produire de nombreux freins, je sais que le "moi" cherchera à être celui à qui cela arrive et je sais que tout cela est vain. Lorsque le moi se saisit de l'expérience, celle-ci s'arrête ...Dans les méandres de l'égo, je suis le chemin ...


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