• L'innocuité - conseil du Tibétain

    Cet extrait est d'une telle vérité et d'une telle puissance, cela peut paraître rude pour les besoins personnels du "moi historique", toutes ces petites habitudes qui  sont censés nous laisser croire que nous devons prendre notre place, exister, affirmer notre caractère, nos besoins, nos désirs ... Tout ces combats finalement inutiles ... l'innocuité détruit toutes les limitations !

     

    A ce point, permettez-moi, en tant que disciple plus ancien et probablement plus riche d'expérience dans le travail de la grande Vigne du Seigneur, de vous exhorter à pratiquer l'innocuité avec zèle et compréhension, car, appliquée réellement, elle détruit toutes les limitations. Tout ce qui est nocif dérive de l'égoïsme et de l'attitude égocentrique ; c'est la démonstration de forces concentrées en vue de l'affirmation de soi, la prospérité et la satisfaction de soi.

    L'innocuité est l'expression de la vie de celui qui réalise l'unité de l'être, qui vit consciemment comme âme dont la nature est amour, dont la méthode inclut tout et pour qui toutes les formes sont pareilles parce que toutes voilent et cachent la lumière et ne sont que l'extériorisation du seul Etre infini. Cette réalisation se manifestera en une véritable compréhension du besoin de son frère, dépouillée de sentimentalisme et d'opportunisme. Elle conduira au silence qui ne se réfère pas au soi séparé. Elle produira la réponse immédiate au besoin réel, réponse qui caractérise les Grands Êtres car, dépassant l'apparence, ils découvrent la cause intérieure des conditions manifestées dans la vie extérieure et, de ce point de sagesse, ils peuvent aider et conseiller. L'innocuité apporte la prudence dans le jugement, la réticence dans les paroles, la faculté de freiner toute action impulsive et la suppression de la tendance à la critique. Ainsi libre passage est livré aux forces de l'amour véritable et aux énergies spirituelles qui conduisent la personnalité à l'action juste.

    Que l'innocuité soit donc la note fondamentale de votre vie ! Votre examen de conscience du soir doit se faire dans cette direction ; divisez-le en trois parties :

    1. Innocuité en pensée. Le premier résultat sera un langage mesuré.

    2. Innocuité dans la réaction émotive ; le résultat sera un canal pour l'aspect amour de l'âme.

    3. Innocuité dans l'action. Ce qui donnera équilibre, efficacité dans l'action et libération de la volonté créatrice. Ces trois points doivent être étudiés d'après leurs effets sur soi-même et son propre développement, d'après les effets sur ceux avec qui vous entrez en contact et qui constituent votre milieu.

    Puis-je faire remarquer ici que ces suggestions sont basées sur mon expérience dans le travail occulte. Il n'y a pas l'obligation d'obéir.

    Extrait du Traité sur la Magie Blanche A.A.Bailey - Règle 3


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  • Un élan de conscienceDans les enseignements occultes transmis par Alice Bailey, il est donné des noms à de multiples énergies que nous sommes censés rencontrer lors du processus initiatique qui nous conduit à la conscience de notre nature essentielle. Pour n'en citer que quelques-uns, j'évoquerai le gardien du seuil, les pitris lunaires et solaires, l'ange solaire, les rayons, les initiations, la hiérarchie, le plan, les maîtres...

    Qu'en est-il ? Est-ce une réalité objective ou une proposition pour guider l'énergie-conscience dans son processus d'imprégnation de la substance plus dense. Au fil du temps, je comprends les enseignements du Tibétain transcrit par Alice Bailey comme des cours de physique vibratoire et magnétique en adéquation dans leurs formes à des champs de conscience. Dans cette approche, nous sommes sujet et objet et plus nous nous approchons vibratoirement de l'objet grâce à l'expérimentation quotidienne des enseignements, plus le sujet se redéfinit, ce qui redéfinit l'objet etc ...Cette prise de conscience impose de ne pas s'attacher aux formes et définitions données mais de ne pas les négliger non plus, car dans une certaine vibration elles sont particulièrement justes.

    Dans une conférence de Pastor, autre phare sur le chemin, il était dit "Questionnez-vous sur la conscience". Lors de  mes méditations, j'ai travaillé l'intention d'ouvrir, d'élargir la conscience. Comme un élan du cœur, mais un élan de conscience. Cela ne se joue au niveau de la perception par les sens, c'est assez déconcertant car nous sommes tellement polarisé par les sens que pour beaucoup sans cela il n'y a pas de vie, il n'y a rien. C'est un peu comme une pulsation dans l'intention. Le travail de l'intention est un travail magnétique. L'intention est une forme de volonté qui n'a pas de lien avec un objet précis ou des actes précis, mais qui fixe un objectif, une sorte de tracteur énergétique qui va indirectement orienter, les pensées et les actes du quotidien et qui va provoquer l'élimination des karmas (des ignorances) par des expériences, éventuellement des épreuves. Ainsi nous nous alignons à une vibration un peu plus subtile. 

    Toujours dans mes méditations, mon attention s'est porté sur un point situé au-dessus du chakra coronal. Il m'est venu à l'esprit, que cette conscience, cette auto-conscience, dans cette ouverture pouvait rejoindre une conscience universelle, une source de conscience ...

    Pour répondre à ma question d'origine, je conçois  les enseignements comme des tremplins nous permettant de nous mettre en phase avec certaines énergies. Ce qui est une aide et un indicateur peut devenir rapidement un obstacle si nous nous y accrochons avec notre mental concret. Si nous nous saisissons de ces représentations, ces formes, il faudra les dissoudre prochainement pour que l'énergie-conscience descendent encore un peu plus dans la substance dense.

    A chaque étape tout se transforme car nous sommes sujet et objet, acteur et témoin .... C'est pas très "sécurit" pour mais lorsque le jeu est accepté, que la danse de la vie est comprise, le mental concret s'y fait pour ma part très bien. Il a plaisir à conceptualiser puis à laisser se dissoudre pour rechercher une plus grande vérité. Sans cela, les livres de AAB seraient pour moi des casses-têtes sans fin, j'essaie de les vivre  comme des supports à l'intuition.


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  • Lorsque nous parlons d'amour,nous utilisons le même terme pour j'aime les cerises, j'aime mes parents ,ou j'aime mon chien ,j'aime mon travail , l'art , la justice....Dieu. ..le même mot pour des nuances multiples. Cependant nous ne parlons pas du même amour , ni de la même expérience , même si un fil ténu relie  et tient ensemble ces différentes façons d'aimer.

    Les anciens utilisaient des "échelles" pour essayer de symboliser les différents niveaux d'être et de conscience ...Jean Yves-Leloup , dans son ouvrage "Qui  aime quand je t'aime" nous propose d'imaginer une échelle de l'amour ; que si vivre c'est apprendre à aimer ,alors c'est expérimenter tout les barreaux de cette échelle de l'amour!

    Il nous dit que l'amour est un arc-en ciel qu'on ne peut pas réduire à une seule couleur. Chaque barreau de l'échelle , comme chaque couleur de l'arc-en -ciel est une expérience particulière et irremplaçable de l'Un innombrable de l'amour.

     

    L'Echelle de l'Amour


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  • La reconnaissance de la noblesse et de la liberté innées du cœurIl y a quelques années, j'ai entendu parler d'une femme professeur d'histoire. Au cours d'un après-midi où sa classe était particulièrement agitée et distraite, elle demanda à tout le monde de cesser toute activité et de se reposer pendant qu'elle écrivait au tableau les prénoms de tous les élèves. Puis elle leur dit de recopier cette liste, et de profiter du temps qui leur restait jusqu'à la fin de l'heure pour écrire à côté de chaque prénom une chose qu'ils aimaient ou admiraient chez cette personne. À la fin du cours, elle ramassa les feuilles. Plusieurs semaines s'écoulèrent et, juste avant les vacances d'hiver, lors d'une autre journée difficile, elle arrêta à nouveau son cours et tendit à chaque élève une feuille avec son prénom écrit dessus. Sur cette feuille, elle avait collé les vingt-six bonnes choses que les autres avaient inscrites le concernant. Tous sourirent et soupirèrent de plaisir en constatant qu'on avait remarqué chez eux tant de belles qualités. Trois ans plus tard, cette enseignante reçut un appel téléphonique de la mère de l'un d'eux, prénommé Robert et qui, même s'il faisait le pitre en classe, était l'un de ses étudiants favoris. Elle lui annonça la terrible nouvelle : il avait été tué dans la guerre du Golfe. L'enseignante assista aux obsèques, où s'exprimèrent bon nombre d'anciens amis et camarades de classe de Robert. À la fin de la cérémonie, la mère de celui-ci s'approcha d'elle, sortit de son sac un morceau de papier froissé que l'on avait visiblement plié et déplié maintes et maintes fois, et lui dit: «C'est une des rares choses qui étaient dans les poches de Robert quand les militaires ont ramené son corps.» C'était la feuille sur laquelle son interlocutrice avait si soigneusement collé les vingt-six choses que ses camarades de classe avaient admirées chez le jeune homme. En voyant cela, les yeux du professeur s'emplirent de larmes. Une autre ancienne élève qui se tenait près d'elle ouvrit son sac à main et en sortit sa propre feuille soigneuse- ment pliée, avouant qu'elle l'avait toujours conservée depuis. Un troisième élève expliqua alors qu'il avait encadré et accroché la sienne dans sa cuisine; une autre raconta comment sa propre page avait fait partie de ses vœux de mariage. Suscitée par cette femme, la perception de la bonté avait transformé le cœur de ses élèves à un point tel qu'elle aurait pu seulement en rêver.

    Chacun de nous peut se souvenir d'un moment où quelqu'un a vu cette bonté en nous et nous a bénis. Lors d'une retraite, une femme d'âge mûr s'est ainsi souvenue d'une personne, une nonne, qui avait été bonne avec elle lorsque, adolescente, seule et effrayée, elle avait accouché sans être mariée. Son nom était resté gravé en elle durant toutes ces années. Un jeune homme rencontré dans un centre pour jeunes délinquants garde en mémoire le vieux jardinier qui était son voisin et qui l'aimait et l' estimait. Tout au long de sa vie problématique, le respect de ce jardinier ne l'a jamais quitté. Nelson Mandela, Prix Nobel de la paix, formule cette possibilité ainsi: « Cela ne fait jamais de mal de penser trop de bien d'une personne; souvent, grâce à cela, elle s'ennoblit et agit mieux. » Voir avec une perception du sacré ne veut pas dire que nous ignorons la nécessité de développement et de changement d'un individu. La perception sacrée est la moitié d'un paradoxe. Le maître zen Shunryu Suzuki faisait remarquer à un disciple: « Tu es parfait tel que tu es. Et... il y a encore lieu de t'améliorer ! » La psychologie bouddhiste propose des méditations, des stratégies cognitives, des entraînements éthiques, soit un puissant ensemble de pratiques qui stimulent la transformation intérieure. Mais cela commence par une vision très radicale, une vision qui transforme tous ceux qu'elle touche: une reconnaissance de la noblesse et de la liberté innées du cœur, qui sont accessibles à tous.

    Jack Kornfield "Bouddha mode d'emploi pour une révolution intérieure"


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  • Etrange Il y a une forme de déconstruction en moi, où ce qui s'est conceptualisé au fil du temps, se déconstruit et s'intègre en quelque sorte une nouvelle conceptualisation qui n'en est pas vraiment une. Pas vraiment une, car de manière classique l'intégration d'un concept, d'un principe se fait par une forme d'identification. Ce qui est différent c'est qu'il y a cette identification mais pas par le moi historique. Par quelque  chose que j'appelle la Présence. C'est assez étrange, car se remet en cause la notion du bien et du mal, la notion de cheminement spirituel, la notion d'identité historique. C'est comme juste une conscience qui prend son autonomie, et comme si toutes les constructions  morales, religieuses, historiques, philosophiques, ésotériques n'avaient été que des panneaux indicateurs de quelque chose que l'on ne peut qu’indirectement décrire. Ça libère beaucoup d'énergie, ça connecte, comme si l'on passait d'un chemin sinueux, à une ligne droite. C'est ça l'éveil ? Il n'y a aucune manifestation phénoménale, il n'y a pas de manifestation émotionnelle. Il n'y a pas la perception d'être allé vers, c'est là, c'est tout.

    Ce qui se renforce, c'est la capacité d'apporter, le soutien, la stimulation, l'accompagnement aux personnes avec qui je suis en lien. Une faculté aussi d'appréhender les situations avec clarté, d'avoir une vue globale et une mise en perspective.

    Et puis la pensée est nourrie par cette présence, et les méditations sont emplies de bienveillance envers les êtres, envers ce moi historique, envers la nature. Ces pensées sont comme des parfums qui émanent d'un cœur universel qui ne m'appartient pas et me dépasse largement, qui passent à travers moi, qui se teintent de ma vie et retombent en pluie fine sur moi-même et sur mon environnement. C'est d'une grande douceur, c'est une source abondante dont je tente de donner accès aux plus grand nombre. Je sors d'une ignorance, je pourrai remercier la vie pour cela, mais je n'ai pas à le faire. La conscience appelle encore plus de conscience et il n'y a pas à s’appesantir. Chaque instant a sa vérité. De multiples personnes, événements, engagements m'ont conduit à cela, il y a depuis quelques années la certitude que le but était le chemin, et cela ne devrait cesser.

     

     


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  • Pleine lune du Taureau - Vendredi 22 04 à 5h25 T.U.
    C'est un temps particulier où les énergies de conscience sont fortes sur le plan terrestre.
    Je souhaite à tous un beau et bénéfique temps de méditation.

    Le Wesak est la Descente et la Bénédiction des énergies Bouddhique et Christique :  

    Le Wésak est la fête du Bouddha, Représentant du Plan Divin. Le Christ est l’expression de l’Amour du Père, Bouddha est l’expression de Sa Sagesse. Les deux Maîtres Ascensionnés Bouddha et Jésus Sananda s’unissent pour apporter à la Terre, l’énergie d’Amour Universel. Ils posent sur Terre, l’énergie de la Compassion. La compassion est l’Amour sans condition. Il nous incite à vivre la Présence dans l’instant. Ils nous connectent ainsi avec nos Univers multidimensionnels. 

    Lors de la méditation de ce Wésak, connectons-nous avec le Soleil Central, et aussi avec notre Soleil. Sentons cet immense Amour nous pénétrer.

    pour en savoir plus sur le Wesak
    http://eveil-a-soi.com/meditation/pleine-lune-du-wesak/

     

     


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  • Quelquefois, un grand être peut se charger, peut choisir de vivre une maladie comme un moyen de purification, et non pas simplement parce qu’il aura été contaminé bêtement par sa propre création ou celle des autres hommes. Il existe le cancer, il existe toutes les autres maladies. Et un être peut décider de se servir d’une de ces maladies pour pouvoir se purifier, pour pouvoir éliminer un karma, pour pouvoir dilater un corps subtil plus précisément.

    Pourquoi un tel être fait-il un tel choix ? Un être est capable d’un tel choix, alors que cela implique tant de souffrance et pas seulement pour soi-même, mais aussi pour l’entourage, simplement parce que la notion de souffrance n’est pas évaluée de la même manière, suivant que l’on considère l’être, l’homme incarné et son âme. La souffrance pour l’âme est considérée comme un labeur, un travail, une alchimie. C’est un événement parmi tant d’autres qui permet, soit une création, soit une ouverture, soit une élévation. Pour la personnalité qui va endurer ce travail, endurer cette alchimie, il ne s’agit que de souffrance, et elle veut s’en débarrasser. Bien sûr, on retrouve là le grand malentendu entre les aspirations de l’âme et les résistances de la personnalité. L’idéal c’est quand la personnalité commence suffisamment à se dissoudre, pour que le « je » objectif ne soit plus tout aussi conscient de la personnalité, mais devienne beaucoup plus conscient de l’âme. Ainsi c’est l’âme qui endure la maladie qu’elle a prévue. Ce n’est plus simplement un corps et une personne qui soufrent. Mais il faut pour cela que le moi objectif soit beaucoup moins attaché à la personnalité ou à son réseau, et soit davantage attaché au réseau de l’âme. Conférence Pastor 27 09 1992


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    Les 14 Préceptes du Bouddhisme engagé -Thich Nhat Han

    L'inter-être.

    1- N'idolâtrez pas une quelconque doctrine, théorie ou idéologie, ou ne soyez pas liés par l'une d'elles, y compris le bouddhisme. Les systèmes de pensée bouddhiste sont des moyens pour vous guider ; ils ne sont pas la vérité absolue.

    2- Ne pensez pas que les connaissances, que vous possédez actuellement, sont des vérités immuables, absolues. Evitez d'être étroits d'esprit et d'être liés par vos points de vue actuels. Apprenez et pratiquez le non attachement aux points de vue afin de rester ouverts pour recevoir ceux des autres. La vérité se trouve dans la vie et non pas simplement dans les connaissances conceptuelles. Etre prêt à apprendre tout au long de votre vie entière et à observer la réalité en vous-mêmes et dans le monde à tout moment.

    3- Ne forcez pas les autres, y compris les enfants, à adopter votre point de vue, par quel que moyen que ce soit, l'autorité, la menace, l'argent, la propagande, ou même l'éducation. Cependant, grâce au dialogue compatissant, aidez les autres à renoncer au fanatisme et à l'étroitesse d'esprit.

    4- N'évitez pas la souffrance et ne fermez pas les yeux devant elle. Ne perdez pas conscience de l'existence de la souffrance dans la vie du monde. Trouvez des moyens pour être avec ceux qui souffrent, y compris les contacts personnels, les visites, les images et les sons. Par de tels moyens, éveillez-vous et éveillez les autres à la souffrance dans le monde.

    5- N'accumulez pas de richesses pendant que des millions de gens souffrent de la faim. Ne prenez pas comme but de votre vie, la renommée, le profit, ou le plaisir sensuel. Vivez simplement et partagez du temps, de l'énergie, des ressources matérielles avec ceux qui sont dans le besoin.

    6- Ne conservez pas de colère ou de haine. Apprenez à les reconnaître et à les transformer quand elles ne sont que des graines dans votre conscience. Dès qu'elles surviennent, tournez votre attention sur votre respiration afin de voir et de comprendre la nature de votre haine.

    7- Ne vous perdez pas dans la dispersion et dans votre environnement. Pratiquez la respiration consciente afin de revenir à ce qui s'est passé dans le moment présent. Soyez en contact avec ce qui est merveilleux, rafraichissant et sources de guérison en vous et autour de vous. Plantez des graines de joie, de paix et de compréhension en vous, afin de faciliter le travail de transformation dans les profondeurs de votre conscience.

    8- Ne prononcez pas des mots, sources de discorde ou de rupture au sein de la communauté. Efforcez-vous à concilier et à résoudre les conflits, même minimes.

    9- Ne dites pas de mensonges dans un but personnel ou pour impressionner les gens. Ne prononcez pas des mots qui provoquent la division ou la haine. Ne propagez pas des nouvelles dont vous n'êtes pas certains. Ne critiquez pas ou ne condamnez pas les choses dont vous n'êtes pas sûrs. Parlez toujours honnêtement et de façon constructive. Ayez le courage de parler des situations injustes, même quand cela peut menacer votre propre sécurité

    10- N'utilisez pas la communauté bouddhiste pour un gain ou un profit personnel, et ne transformez pas votre communauté en un parti politique. Une communauté religieuse devrait, cependant, prendre une position claire contre l'oppression et l'injustice, et devrait s'efforcer de changer la situation sans s'engager dans des conflits partisans.

    11- Ne vivez pas avec une vocation qui est nocive pour les humains et la nature. N'investissez pas dans des entreprises qui privent les autres de leur chance de vivre. Choisissez une vocation qui aide à réaliser votre idéal de compassion.

    12- Ne tuez pas. Ne laissez pas les autres tuer. Trouvez tous les moyens possibles pour protéger la vie et éviter la guerre.

    13- Ne possédez rien de ce qui devrait appartenir à d'autres. Respectez la propriété d'autrui, mais empêchez ceux qui profitent de la souffrance humaine ou de la souffrance des autres espèces sur Terre.

    14- Ne maltraitez pas votre corps. Apprenez à vous en occuper avec respect. Ne regardez pas votre corps comme simplement un objet. Préservez les énergies vitales ( le sexe, la respiration, le souffle ) pour la réalisation de la Voie. Pour les frères et sœurs qui ne sont pas encore moines ou nonnes, l'expression sexuelle ne devrait pas se réaliser sans amour et sans engagement. Dans les relations sexuelles, soyez conscients des souffrances futures qui pourraient être causées. Pour conserver le bonheur d'autrui, respectez les droits et les engagements des autres. Soyez pleinement conscients de la responsabilité que vous prenez en mettant au monde une vie nouvelle. Méditez sur le monde dans lequel vous amènerez la vie.

    From the book 'Interbeing': Fourteen Guidelines for Engaged Buddhism, revised edition: Oct. l993 by Thich Nhat Hanh, published by Parallax Press, Berkeley, California

    Traduit librement par Chantal Gorski


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  • 1. « Ce n’est pas en regardant la lumière qu’on devient lumineux, mais en plongeant dans son obscurité. Mais ce travail est souvent désagréable, donc impopulaire. »

    2. « Nul ne peut avoir de lien avec son prochain s’il ne l’a d’abord avec lui-même. »

    3. « Si vous ne faites pas face à votre ombre, elle vous viendra sous la forme de votre destin. »

    4. «Tout ce qui nous irrite chez les autres peut nous mener à conduire à mieux nous comprendre. »

    5. « La rencontre de deux personnalités est comme le contact de deux substances chimiques: s’il se produit une réaction, les deux en sont transformés. »

    6. « Je ne suis pas ce qui m’est arrivé, je suis ce que je choisis de devenir. »

    7. « Connaître la face obscure de sa propre âme est la meilleure préparation qui soit pour savoir comment se comporter face aux parties obscures des autres âmes. »

    8. « Les enfants sont éduqués par ce que l’adulte est, non par ses bavardages. »

    9. « Trouvez ce dont une personne a le plus peur et vous saurez de quoi sera faite sa prochaine étape de croissance »

    10. «Votre vision devient claire lorsque vous pouvez regarder dans votre cœur. Celui qui regarde à l’extérieur de soi ne fait que rêver ; celui qui regarde en soi se réveille. »

    11. « Les gens vont faire n’importe quoi, n’importe comment de manière absurde pour éviter d’affronter leur propre âme. »

    12. « La solitude ne vient pas de l’absence de gens autour de nous, mais de notre incapacité à communiquer les choses qui nous semblent importantes. »

    13. «J'ai l’espoir anxieux que le sens l’emportera et gagnera la bataille ».

    14. « Un homme qui n’a pas traversé l’enfer de ses passions ne les a jamais surmontées. »

    15. « Votre vision devient claire lorsque vous pouvez regarder dans votre cœur. »

    16. « Je ne suis pas ce qui est arrivé, je suis ce que je choisis de devenir. »

    17. « Ce à quoi vous résistez persiste. »

    18. « Le rêve est la petite porte cachée dans le sanctuaire plus profond et plus intime de l’âme, qui s’ouvre à la nuit cosmique primordiale qu’était l’âme bien avant il soit un esprit conscient. »

    19. « En chacun de nous existe un autre être que nous ne connaissons pas. Il nous parle à travers le rêve et nous fait savoir qu’il nous voit bien différent de ce que nous croyons être. »

    20. «Tout ce qui nous irrite chez l’autre peut nous aider à mieux nous comprendre. »

    21. « Sur le plan psychologique il n’existe pas d’influence plus puissante sur l’entourage et plus particulièrement sur les enfants que la vie non vécue des parents »

    22. « Si on ne comprend pas une personne, on a tendance à le considérer comme un imbécile. »

     

    23. « En se confrontant avec l’inconscient, le Moi se transforme. »


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  • Pensée et ConscienceJe ne sais pas si ce sujet intéressera beaucoup de monde, cependant il est important à mes yeux pour des personnes engagées sur le chemin de comprendre comment "ça" fonctionne, cela facilite l'expérience.

    Le sujet traité dans cette conférence de Pastor (par claireaudience je le rappelle) est le lien entre pensée et conscience. Conscience pas dans le sens profane du terme, conscience dans le sens "bouddhiste" (quelque chose en nous qui nous dépasse, qui n'appartient pas à notre moi historique, qui n'est pas conditionné)

     

    Devenir un initié de haut niveau, ou devenir un maître, ne se fait pas par la seule pénétration de la conscience dans une unité cosmique plus grande. Devenir chaque jour un plus grand initié, devenir un jour un maître, c’est signer aussi par là même l’apprentissage de la manipulation de certaines énergies, et surtout la manipulation du pouvoir que sont la pensée et la prononciation de la pensée par la parole. C’est pourquoi pour le maître ou en tout cas pour celui qui est devenu le maître, il lui a fallu apprendre énormément, non seulement à contrôler sa substance mentale, mais aussi à l’organiser. À la faire vivre comme une entité productive et à ne l’articuler que dans les instants où elle était nécessaire. Il a fallu donc apprendre à dissocier la conscience et la pensée.

    On pourrait croire que pensée et conscience sont une seule et même chose. C’est vrai et c’est faux. C’est vrai lorsque l’on regarde depuis la Terre et on se dit : 

    « Eh bien, si je pense c’est parce que je suis, c’est parce que mon âme est présente, elle me donne une conscience. Elle est le témoin, elle est l’élément par lequel je peux me rendre compte de quelque chose, expérimenter quelque chose, et prouver quelque chose. Et ce qui est éprouvé, va générer des pensées. » 

    Le processus est vrai, cela se passe de cette manière-là, mais il ne faut pas croire pour autant que conscience et pensée soient une seule et même chose. Ou bien alors, il faudrait imaginer que tout soit de la conscience. 

    Mais de quelle manière ? 

    Imaginer que tout soit de la conscience revient à imaginer que l’homme devrait vivre en tant qu’entité pure, or il se trouve que l’homme est dans un état de pensée qui n’est pas une entité pure. On va penser du mal du voisin. On va penser négativement à propos de telle ou telle chose. On va penser encore négativement à propos d’autres choses. Cela n’est pas l’action de la conscience, cela est l’action d’une pensée. 

    Donc, qu’est-ce qui crée la pensée et qu’est-ce que la pensée ? 

    Eh bien, il faudrait imaginer qu’à la manière de ce feu qui s’est condensé pour créer diverses entités (les hiérarchies), la pensée intellectuelle, comme la pensée méditative, c’est ce qui reste du témoin qu’est l’âme lorsqu’elle tombe dans le plan physique. Et le fait que ce ne soit que ce qui reste, différencie complètement la pensée de la conscience, mais au cours de l’évolution, la pensée demeure encore pendant longtemps. C’est-à-dire que la pensée ne va pas s’immerger complètement dans la conscience et ne plus donner lieu qu’à de la conscience, uniquement parce que l’homme commence à être positif, commence à être optimiste, à être bon et à méditer. 

    Pendant un grand cycle d’évolution et pendant un grand cycle d’initiation, la pensée reste présente et conjointe à la conscience. Ce qui va créer justement un déséquilibre chez le disciple et la capacité par là même d’être un observateur de lui-même. S’il n’était que conscience, ce disciple serait, admettons pour résumer, simplement en contemplation de lui-même et de sa nature. Or coexiste encore un temps la pensée, et grâce à cette pensée il va pouvoir se rendre compte des points qu’il doit encore travailler, des choses qu’il ne maîtrise pas et Il va pouvoir agir encore dans le monde physique. 

    Sa conscience peu à peu devient de plus en plus prédominante jusqu’au jour ou finalement la pensée se dissout complètement dans la conscience et où il ne reste plus, soit qu’une grande pensée (la pensée divine), soit simplement une grande conscience. Choisissez les thermes que vous voulez, peu importe.

     

    Pour lire l'entièreté de la conférence 

    Le conférence retranscrite

     

    Pour écouter en audio la conférence 

    La conférence en audio

     

     

     

     


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  • Extrait conférence Pastor - Bruxelles 7 juin 1989 .

    De 1984 à 1994, un groupe d'entités spirituelles très élevée s’est rendue plus présente à nous. Ils se sont exprimés en public, sous forme de conférences, par l’intermédiaire d’une claireaudiente . Ces conférences ont été enregistrées sur cassettes audio à Genève - Lucinges - Lyon - Saint-Etienne - Annecy - Namur - Liège - La Louvière - Bruxelles - Grenoble - Sion - Toulouse - Lausanne - Nice - Périgueux - Plazac - Charleroi - Neuchâtel - Ville-la-Grand - Paris.

    Les sujets traités pendant ces contacts correspondent à des questions posées par l’assistance, souvent 200 personnes et plus. Cependant, Pastor déborde très largement un sujet pour rendre son discours plus universel et pour l’adapter à la compréhension et au rythme vibratoire de l’assemblée. Souvent, une seule question suffisait pour deux heures de communication.

    Le but du site http://conscienceuniverselle.eklablog est de donner à chacun la possibilité de prendre connaissance de ces paroles qui sont le moyen pour chacun de nous de recevoir une étincelle de vie, si cette étincelle peut être reçue.

    J'ai eu la chance en 1988 et 89 d'assister à Genève, Lucinges, Lyon et Saint-Etienne ...à ces conférences. 25 ans plus tard, je peux dire qu'elles ont déterminées ma vie spirituelle. 

    Ce montage se veut juste inspirant.

    La conférence dans son intégralité : http://conscienceuniverselle.eklablog...

    Transcription Paul Malaval Voix Lodela Fontaine Musique : Deuter - Titre : Cinq - Album : Atmosphère


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    Les gens parlent de méditation: mais que font-ils vraiment ?Dans un passage du livre l’ultime guérison de Nisargadatta paru aux éditions de Mortagne, Nisargadatta nous emmène au cœur de l’essentiel. Répondant à une question non moins essentielle d’un auditeur qui comme beaucoup demande des recettes, un itinéraire détaillé pour aller vers la Réalisation. Nisargadatta ne va pas dans son sens mais l’amène beaucoup plus loin que prévu au cœur de l’impensable. A une époque où la méditation est prônée dans de nombreux magazines, il est bon d’entendre cela ...

    Q : Est-il possible de me dire quoi faire, étape par étape, pour m’approcher de la Réalisation ?

    Nisargadatta : Pourquoi a-t-on besoin d’accomplir quelque exercice que ce soit, et dans quel but ?

    Q : Alors il n’y a aucun exercice à effectuer ?

    N: Vous demeurez confus tant que vous demeurez identifié à votre corps. Même votre question, à savoir ce qu’il faut faire, procède de votre association au corps. En tant qu’individu concerné par le corps, que ferai-je ? Voilà votre question véritable ! Tant que vous demeurerez identifié à votre corps, votre confusion se perpétuera.

    Q : Oui, intellectuellement c’est clair. Mais lorsqu’un Être Réalisé dit que tout le monde est déjà réalisé, cela signifierait que je suis réalisé, mais que je ne le sens pas.

    N : La personne qui affirme : « je ne le sens pas » est encore identifiée au corps.

    Q : Alors je suis incapable d’exprimer ce que je ressens.

    N : N’est ce pas quelque chose qui est présent et que vous utilisez ? Sans cette Conscience, vous ne pourriez ni penser, ni faire quoi que ce soit. Ce que vous utilisez est déjà présent. Il n’y a aucun autre exercice à accomplir, sauf comprendre (c’est à dire vous le dire avec conviction) que c’est cette connaissance que vous êtes qui est elle-même la connaissance, et non la façon dont vous utilisez cette connaissance sur le plan individuel. La connaissance elle-même est ce qui existe et elle doit demeurer pure en tant que connaissance ; vous devez demeurer séparé d’elle. Cette connaissance que vous êtes s’est identifiée par inadvertance au corps, et vous croyez que vous êtes le corps. Mais en fait vous êtes la connaissance. Renforcez votre conviction que vous êtes la connaissance, cette qualité d’être, et non le corps.

    Q : Comment y arrive-t-on ?

    N : PAR LA MÉDITATION : DHYANA. Dhyana signifie que la connaissance doit rester en méditation sur la connaissance. Qu’est ce que la méditation ? La méditation est la connaissance « je suis » qui demeure en cette connaissance. Il y a l’état de veille, l’état de sommeil et la connaissance que vous êtes. J’existe, je sais que j’existe . Quel autre capital possède -t'on- que cette simple connaissance : « je suis » ?

    Q : J’en vois en effet l’importance car tout le reste change.

    N: Sur quoi pouvez vous fonder vos questions ? Tout ce que vous avez est la connaissance que vous existez. A part cela quelle autre connaissance avez-vous ?

    Q : Aucune connaissance, aucune autre connaissance !

    N : Par conséquent, soyez en cela. Ne présumez pas que vous êtes quelqu’un qui agit. C’est tout ce que vous pouvez faire à cette étape, demeurez en cela. Toutes les questions viennent par l’intermédiaire de votre mental et de votre corps, duquel vous devez vous séparer. C’est la totalité du message : demeurez en cela ! Si vous pouvez accepter ce message, vous pouvez venir ici, parce que vous allez entendre répéter la même chose. Mais si vous ne pouvez accepter cela, alors ne perdez pas votre temps. Avez vous lu Ramana Maharshi et « JE SUIS » ?

    Q : Continuellement : les livres de Ramana et ceux de Nisargadatta.

    N : Vous avez donc une image claire de votre Nature véritable, de ce que vous êtes ?

    Q : verbalement oui !

    N : Même si vous ne l’acceptez que verbalement, c’est déjà beaucoup ! Qui accepte ce qui a été dit verbalement ? Ce qui accepte ce qui a été dit en mots, ce principe n’est-il pas séparé des mots ?

    Q : Je suis encore une personne douée de mémoire. J’espère progresser au-delà de cela.

    N : Qu’est ce qui vous fait considérer comme une personne ? Votre identification au corps. Cette personnalité individuelle va-telle durer ? Elle va demeurer aussi longtemps que votre identification au corps ? Mais quand il y a une conviction ferme que vous n’êtes pas le corps, alors cette individualité est effacée.C’est la plus simple des choses ! Dès que vous êtes convaincus de ne pas être le corps, alors automatiquement, instantanément, vous devenez le tout manifesté. Vous assumez cette individualité à l’intérieur du tout manifesté tant que vous vous identifiez au corps. Quand il n’y a aucune individualité, qu’est ce que celui qui médite, et qu’est ce que la méditation ? Lorsque cette individualité n’est pas là : qui médite et sur quoi ? Les gens parlent très librement de méditation mais que font-ils vraiment ? Ils se servent de leur conscience individuelle pour se concentrer sur quelque chose. Dhyana : méditer, c’est quand cette connaissance , cette connaissance que « je suis » médite sur elle-même, et non sur quelque chose d’autre qu’elle-même.

    Q : Sur elle-même ?

    N : En aucun cas la connaissance n’a de forme.

    Q : Alors quand « je suis » se retourne sur lui-même, il revêt encore une forme, parce que c’est comme cela que je me vois maintenant.

    N : Quand vous affirmez que vous devez vous asseoir pour méditer, la première chose à faire consiste à comprendre que ce n’est pas cette identification au corps qui s’assied pour méditer, mais plutôt cette connaissance « je suis », cette conscience qui s’assied et médite sur elle-même. Quand ceci est bien compris, alors ça devient facile. Quand cette conscience, cette présence consciente se fond en elle-même, l’état de samadhi s’ensuit. Quand ce mana, buddhi, chitta, peu importe le nom, se fond en cet état, alors même la connaissance « je médite » est perdue ; ceci aussi se fond dans cet état. C’est le sentiment conceptuel que j’existe qui disparaît et qui se fond dans l’être lui-même. Cette connaissance se déploie et commence à avoir la connaissance de tout ce qui bouge et de tout ce qui ne bouge pas. Cette connaissance commence à se connaître elle-même et qu’arrive-t’il finalement ?

    SEULE LA PRÉSENCE CONSCIENTE DEMEURE : ceci veut dire qu’il n’y a que la présence consciente : ni « moi » ni « toi » ni rien ! Je le répète c’est une présence totale. C’est une manifestation totale : ni moi, ni toi, ni rien d’individuel ! Cette conscience qui est dans le corps et qui a, par conséquent présumé par erreur être le corps, prend graduellement conscience de sa nature véritable, qui est d’être seulement présence consciente sans aucun aspect individuel inhérent. Finalement, elle se considère comme la présence consciente de la manifestation totale, et toute individualité est perdue. PAR CONSÉQUENT : CE QUI COMMENCE COMME DE L’ÉGOÏSME (dans le sens individuel, comme identification avec l’individu) DEVIENT A LA FIN, LA CONNAISSANCE DU SOI EN TANT QUE PRÉSENCE CONSCIENTE. Parmi tout ce qui arrive quand vous méditez, contemplez simplement les visions qui vous viennent, mais comprenez que vous n’êtes pas en train de regarder IL N’Y A AUCUN « vous » EN TANT QU’ENTITÉ QUI EN EST LE TÉMOIN ! L’OBSERVATION A LIEU D’ELLE-MÊME. Soyez simplement dans votre méditation et l’observation de ce qui doit être observé se déroule. NE VOUS IMPLIQUEZ PAS VOUS-MÊME DANS L’OBSERVATION. La lumière du jour luit dehors : nous la voyons et nous n’avons pas besoin d’émettre un communiqué : «  ah ! Je vois la lumière du jour. » Nous ne sommes pas en train d’observer, l’observation prend place

    automatiquement.


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  • Le Chariot BlancEn janvier 1993, Louise Vincent s'isole dans le désert d'Arizona. Sa transformation intérieure prend alors une tournure insoupçonnée. Elle reçoit, entre l'état de veille et le sommeil, une série de dictées intuitives. Ces dictées se présentent dans un langage hermétique et symbolique. Un long travail de décodage lui permet de saisir l'importance des enseignements prémonitoires et visionnaires de ces dictées. Ces enseignements nous invitent à créer le passage vers une pensée nouvelle, vers une conscience distincte, vers un rythme nouveau, bref à créer le passage vers la 6e et même la 7e race. Avant tout une expérience individuelle de contact profond avec sa propre réalité, ce passage sera une véritable mutation bien au-delà de tout le connu, et qui commence d'ailleurs à se manifester vibratoirement.

    Le Site internet Le chariot blanc est d'une très grande qualité, il y a plus de 130 transmissions. Je perçois une qualité vibratoire équivalente à celle des conférences de Pastor disponible en transcritption sur Conscience Universelle et en audio sur pastor blogspot  . Les deux sources sont proches.

    Petit texte de Louise Vincent

    J'ose vous le dire; si souvent vous rodez en ma mémoire!
    L'AMOUR et la PAIX envahissent mon monde;
    plus je me détache plus la sérénité est sans faille et sans limite.
    Je chante tout bas ce qui crie tout haut dans le silence
    et je vous entraine au Soleil de mes jours avec tous ceux et celles,
    qui au delà du rêve et de l'illusion construisent un grand Ciel commun.
    Tendresse et amitié!
    Louise

     


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  • Le besoin d'identification - Extrait Conférence Omnia Pastor 19 11 88Il y a dans la recherche de soi-même toujours un besoin d’identification, et la spiritualité est malade, non seulement en ce moment, mais depuis des siècles et le sera encore dans de nombreuses générations. La spiritualité est malade de ce virus de l’identification. L’homme s’identifie toujours à quelque chose, à son père, à sa mère, à son statut social, à sa société, à sa race, à sa culture, à sa planète, à ses propres idées, à ses complexes, à ses traumatismes. Toujours besoin de projection.

    Or, sitôt qu’il y a cette identification, l’homme se trouve complètement hors de sa véritable identité. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a jamais un point où l’homme est une identité. Forcément l’homme est une identité, mais l’homme n’est pas l’identité sociale, ni l’identité raciale, ni culturelle, ni familiale, donc toutes les entités, les clichés, toutes les projections que l’on peut recevoir ou émettre à l’intérieur de la vie physique.

    Il n’y a pas de véritables images hors de la vie physique. Non pas que la vie physique soit quelque chose qui n’a aucune valeur, mais parce que l’homme génère ce jeu d’images et de projections uniquement lorsqu’il se trouve plongé dans la matière.
    Il génère ces jeux pendant plusieurs cycles d’évolution, tant qu’il n’a pas suffisamment développé de prise de conscience, tant qu’il n’a pas développé en lui le témoin, pour pouvoir se rendre compte qu’il est, qu’il existe, mais non pas en tant qu’être subissant le décor de sa vie, le décor social, le décor culturel, familial. Il s’aperçoit qu’il est au milieu de cet univers pour accomplir un plus grand dessein.
    Son dessein n’est pas d’être le fils de son père ou la fille de sa mère ou la secrétaire de telle entreprise ou le médecin de tel organisme, pas plus que le président de tel ou tel pays. Ça, c’est quelque chose qui existe pour structurer un univers physique, car il a besoin d’être structuré, organisé, pour pouvoir se perpétuer afin d’être toujours un creuset manipulable, exploitable pour l’expérience physique. Mais c’est un milieu qui est créé uniquement pour une expérience physique.

    Ce qui veut dire que ce milieu social, physique, culturel, n’est pas le milieu de l’existence, c’est le milieu de l’expérience.

    De la même façon lorsqu’un pilote revêt sa combinaison, son casque et qu’il entre dans sa voiture, qu’il s’assoit au volant de sa voiture et qu’il commence à piloter, c’est pour lui un moyen d’expérimenter la vitesse, d’expérimenter la mécanique et son plaisir. Ce qui ne veut pas dire qu’il est le véhicule, qu’il est la vitesse à laquelle il peut conduire, pas plus qu’il est la route. Tout cela est un décor qui permet une expérience, c’est-à-dire la compétence, la capacité à conduire un véhicule et comprendre le processus mécanique d’un moteur.

    De la même façon, lorsqu’un homme s’incarne, il a à sa disposition un corps, avec un réseau de sens, un réseau d’écoutes, d’écoutes psychiques dans des sens supérieurs pour qu’il fasse une expérience et non pas pour qu’il s’identifie au véhicule et à tout le décor qui va permettre à ce véhicule d’expérimenter quelque chose.

    C’est pourquoi, le plus grand mal qui est arrivé à l’humanité, ce n’est pas de descendre dans la matière, de rencontrer l’opacité du cube, c’est de s’être  identifié à ce cube, de jouer le jeu des miroirs et de croire à l’image. Et quand l’image n’est pas nette, l’âme qui s’incarne souffre. Quand l’image est laide, l’âme qui s’est incarnée se prend de haine pour elle-même, elle ne se supporte plus et elle essaie par tous les moyens de se détruire, voire même de détruire les autres images, de détruire le monde qui sert de miroir.
    Ce qui fait qu’à la suite de cette erreur d’identification le monde connaît des troubles sociaux, psychologiques, nerveux, et un trouble que l’on pourrait appeler planétaire. À ce moment-là le désordre a lieu.

    Le désordre vient de quoi ?

    Le désordre, donc le manque d’ordre vient d’une suite d’actions et de réactions qui ont suscité la dysharmonie et le manque d’amour. La dysharmonie et le manque d’amour vont nécessairement engendrer la haine, une haine qui peut être larvée ou largement exprimée, comme dans les guerres, dans les actes de terrorisme, dans la criminalité, la violence.

    Dès qu’il y a donc manque d’amour, manque de connaissance de l’amour plus exactement, cela va générer le désordre. Et le désordre qui est à l’opposé de la structure même de l’univers ne va pas pouvoir vivre très longtemps dans ses propres énergies. Le désordre n’est pas quelque chose qui existe fondamentalement ni initialement.

    Si l’on prend l’ordre, on s’aperçoit que l’ordre existe initialement, depuis le premier jour de l’univers et que l’ordre continue d’exister à l’intérieur de l’univers. On peut donc en garantir sa perpétuité. C’est donc une valeur, une vérité.

    Par contre si l’on essaie de comprendre le désordre, même si l’on cherche énormément, on s’aperçoit que le désordre n’a jamais existé, n’a jamais été engendré dans l’univers. C’est-à-dire qu’initialement le désordre n’existe pas. Ce n’est donc pas une valeur, donc pas une vérité.

    C’est pourquoi, ce qui est désordre, soit à l’intérieur de vous, soit sur la surface de la terre, soit à l’intérieur d’un système solaire, va nécessairement être rectifié.

    Rectifié par quoi et de quelle manière ?

    Rectifié parce que l’on peut appeler le bien commun, ou la volonté de bien ou la volonté de perfection. Va être aussi rectifié par le besoin de l’évolution, car le désordre, même s’il n’est pas destructif n’amène pas à une évolution.
    Donc la nécessité de l’évolution, de la réintégration à des archétypes divins va susciter l’arrêt du désordre.

    C’est pourquoi en vous-même lorsque vous vivez votre vie, lorsque vous êtes dans un état de choc affectif, moral, mental, ou dans un état d’expérience mais pas tellement clair, décisif, trouble, vous vivez ce que vous appelez une crise existentielle.

    Il en est de même lorsque, par exemple, vous cherchez Dieu sans savoir véritablement qui il est, sans savoir où le chercher et où le trouver, ou auprès de qui entendre sa parole, écouter ses conseils ou suivre sa voie initiatique. De même, lorsque vous cherchez l’amour auprès d’une compagne ou d’un compagnon et que vous ne savez pas qui choisir, comment choisir, comment vous trouver à la bonne place, à la bonne heure pour rencontrer l’élu.

    De la même façon lorsque vous ne savez pas pour qui voter et pour quelle loi faire valoir votre vote, vous vivez, à ce moment-là, en état de désordre. Mais votre ignorance vient du fait que le désordre préexiste en vous. Il n’est pas au moment où essayez de choisir et que vous vous apercevez que vous n’avez aucune donnée pour faire le choix, ou pour générer la circonstance. C’est parce que le désordre existe déjà en vous que vous n’avez pas les moyens de provoquer l’événement pour rencontrer l’élu, que vous n’avez pas mes moyens de comprendre qui parle juste pour savoir si vous devez l’écouter, vous n’avez pas les moyens pour trouver la voie pour aller vers Dieu.

    Tout ce qui est désordre est en même temps surdité et aveuglement. Donc inévitablement, pour que l’homme rencontre Dieu, que ce soit par l’intermédiaire d’un groupe, d’un Maître, d’une initiation, ou par une action personnelle, son propre approfondissement, il faut avant tout qu’en lui-même l’ordre règne.

     

    Qu’est-ce que cela veut dire ?

    Cela veut dire qu’avant toute démarche, avant toute réflexion, ou avant toute attente d’une circonstance ou d’un événement, il faut se préparer à recevoir. La préparation à recevoir ou à rencontrer, la préparation pour comprendre est quelque chose de capital. On ne peut rien mettre dans une bouteille déjà pleine et en plus, pleine d’une eau en mouvement et remplie de salissures. On ne risque pas d’y mettre un petit peu d’eau pure, c’est complètement inutile.

    Si déjà on calme l’eau qui est dans la bouteille, si l’on essaie petit à petit de dissoudre les particules de salissure et que l’on commence à créer un tout petit vide en haut dans le goulot,  on s’apercevra que là, déjà, ce que l’on pourrait appeler l’eau divine, soit l’inspiration, l’intuition ou tout simplement la bonne chance, tout cela va commencer à entrer en soi et va commencer à agir et établir un système d’évolution.

    Vous ne pouvez entrer en contact avec votre propre capacité à évoluer, vous ne pouvez recevoir des impulsions d’évolution que dans la mesure où vous videz votre être et vous préparez votre être à cette réception.


    L'entièreté de la conférence

     


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  • La raison pure - (la vie divine Sri Aurobindo)Peu de livres à ma connaissance sont un tel condensé d'expérience évolutionnaire, et il est si étrange qu'il m'est fallu tant de temps pour croiser "la vie divine". Pour certains les quelques lignes qui suivent vont paraître compliquées mais elles croisent avec une si grande force mon expérience, il y a une telle reconnaissance en moi de ce qui est écrit et tellement plus précisément que je ne pourrais le faire, que je ressens la nécessité de témoigner.

    "Tant que nous nous bornons au témoignage des sens et à la conscience physique, nous ne pouvons rien concevoir ni connaître, que ce monde matériel et ses phénomènes. Mais nous possédons certaines facultés qui permettent à notre mental de parvenir à des conceptions que nous pouvons sans doute, par ratiocination ou par
    le jeu varié de l'imagination, déduire des faits du monde physique tels que nous les voyons, mais que ne justifient aucune donnée, ni aucune expérience physiques. Le premier de ces instruments est la
    raison pure.
    La raison humaine a une double action : mélangée ou subordonnée, pure ou souveraine. La raison accepte une action mélangée lorsqu'elle se limite au cercle de notre expérience sensible, admet sa loi comme vérité ultime et ne s'occupe que de l'étude des phénomènes, c'est-à-dire de l'apparence des choses en leurs relations, leurs processus et leur utilité. Cette action rationnelle est incapable de connaître ce qui est, elle ne connaît
    que l'apparence de l'être, elle ne possède point de sonde pour explorer les profondeurs de l'être et ne peut qu'étudier le champ du devenir. La raison, en revanche, affirme la pureté de son action quand, acceptant nos expériences sensibles comme point de départ mais refusant les limites que celles-ci lui imposent, elle passe au travers, juge et œuvre en toute liberté, s'efforçant de parvenir à des concepts généraux et invariables qui s'attachent non point à l'apparence des choses, mais à ce qui se tient derrière les apparences. Elle peut arriver à ses fins par un jugement direct, en passant immédiatement de l'apparence à ce qui se trouve derrière, et dans ce cas, le concept auquel elle parvient peut sembler résulter de l'expérience sensible et en dépendre, bien que ce soit en réalité une perception de la raison œuvrant selon sa propre loi.
    Mais les perceptions de la raison pure — et c'est là leur action plus caractéristique — peuvent aussi prendre l'expérience initiale comme un simple prétexte, et la laisser loin derrière elles avant
    d'atteindre leur résultat, à tel point que ce dernier peut nous apparaître comme le contraire de ce que notre expérience sensible cherche à nous imposer. Ce mouvement est légitime et indispensable, parce que notre expérience normale, non seulement ne couvre qu'une faible part de la réalité universelle, mais, dans les limites de son propre domaine, se sert d'instruments défectueux et nous donne des poids et mesures erronés. Il nous faut dépasser cette expérience, l'écarter et souvent refuser ce qu'elle voudrait nous imposer, si nous voulons arriver à des conceptions plus adéquates de la vérité des choses. Le pouvoir de corriger les erreurs du mental sensoriel en recourant à la raison est l'un des plus précieux que l'homme ait développés, et c'est en cela que réside avant tout sa supériorité parmi lès êtres terrestres.
    L'usage complet de la raison pure nous fait finalement passer de la connaissance physique à la connaissance métaphysique.

    1939 Sri Aurobindo


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    La ConscienceJe souhaite évoquer le processus qui me transforme. Je l'appelle la venue de la conscience. La conscience est l'un des mots les plus difficiles à définir, d’autant qu’il n'est pas certain que ce qui cherche à la comprendre, la conscience elle-même précisément, dont la raison est un outil, soit capable de se saisir elle-même « le couteau ne peut se couper lui-même » disent les bouddhistes.

    Plus simplement, j'appelle la venue de la conscience ce processus, lié à une pratique assidue de méditation, qui m'a amené au discernement suivant. Regarder son propre mental, les pensées naître et disparaître, apprendre à ne plus suivre ses pensées, puis à ne plus y croire même, a laissé apparaître en moi un arrière-plan.

    Cet arrière-plan ne parle pas, il est comme un lac, toujours là, toujours présent, mais trop souvent caché par la brume du mental réactif, du mental déterminé par le moi et son histoire. J'y prends au quotidien mes racines, car dans ces eaux limpides reposent sagesse et paix. Pour tout acte relativement important, pour tout choix à faire, décisions à prendre, je cherche instinctivement en ce lac la juste action. Parfois encore le moi historique s'excite encore et cherche à prendre la main, et crée quelques rideaux de fumée, mais cela ne dure pas d'autant plus que depuis plusieurs mois, la conscience est plus présente, plus forte, plus active, comme si cette présence n'était pas seulement une ressource interne, mais un vecteur, indiquant ainsi une direction.

    L'être est multidimensionnel, ce qui peut ouvrir différents espace est la conscience, car déposée en chacun, plus ou moins en manifestation, parfois en sommeil celle-ci est reliée à d'autres dimensions.

    Depuis quelques années la notion d' "éveil" a envahie l'espace médiatique spirituel. Je m'y suis intéressé et essayer d’intégrer  de quoi ils parlaient. J'ai lu ou parcouru les ouvrages des classiques Maharshi, Nissadagartta, puis de gens plus proche de nous par la culture Jean Klein, Tony Parsons, Eckhart Tollé, et d'autres moins connues Gerta Ital, Irina Tweedie, Marigal, Yolande Serrano etc ...Et puis j'ai lu Sri Aurobindo.

    Ces livres sont pour moi des supports à l'expérience. Dans l'angle que je souhaite aborder aujourd'hui, ils évoquent tous la perception de la dissolution ou disparition d'une identité ancienne, pour une identification à une nature universelle qui transcende leur moi historique. La révélation est parfois brutale et inattendue, comme Yolande Serrano, Stephen Jourdain, Marigal, Eckart Tollé, parfois elle est le fruit d'un long travail et d'une longue ascèse, Gerta Ital, Irina Tweedie. Parfois elle s'inscrit dans un processus de développement progressif de la conscience et n'apparaît pas comme une révélation.

    Je souhaite mettre en lien ma perception du jeu de l'incarnation de l'esprit dans la matière. Pour faire simple, là-haut tout est parfait, fermons tout nos sens externes, arrêtons toutes pensées et plongeons dans la quiétude de Brahma. En bas, dans cette vie grouillante de souffrance, d'amour et de mort, la personne non reliée à son Être intérieur vit un peu comme une feuille au vent, et tel le cailloux dans la rivière attendra des millénaires pour devenir un lisse galet. Tel est le samsara.

    Sri Aurobindo a éclairé la question, l'objet de l'incarnation est de transformer cette matière et de la diviniser, de lui donner pleine conscience, matière du corps et aussi matière sociale, c'est à dire Société, Civilisation. Que celui qui se plait uniquement  dans la quiétude des bras de Brahma, ou dans la prière au fond d'un couvent, n'aurait-il pas à participer autrement à la vie. Et d'agir les principes d'en haut en bas.

    Je ne sais pas si je suis un être éveillé, si je pourrais avoir le label, et si je pourrais ainsi faire des conférences et des séminaires plein d'amour et de compassion pour les participants leur expliquant que leur perception est incomplète, que tout est amour. Ce que je sais par contre c'est que la conscience dans le principe que j'ai évoqué est d'une grande force, agit et mets en œuvre les principes. Au début nous pouvons évoquer le hasard, puis la répétition nous laisse penser à la synchronicité, mais c'est plus que cela.

    Bernard de Montréal, si l'on ôte une certaine coloration personnelle dans ses propos, nous invite à cette compréhension, Omnia Pastor a été très claire et l'a précisée de très nombreuses fois dans ses conférences et Sri Aurobindo a ouvert dans l'énergie le chemin.

    Je souhaite conclure, en disant à tous ceux qui me liront qu'effectivement tout est là, il n'y a rien à apprendre au sens intellectuel du terme. il y a à comprendre les principes et à expérimenter. Nous n'avons pas forcément tous les mêmes qualités et avons chacun un potentiel différend. Comprendre les principes et expérimenter est le chemin et celui-ci prend chaque jour un peu plus de sens.


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  • Se défaire de l'expérienceLes mots sont difficiles à trouver. Comment évoquer "se défaire de l'expérience", tout en faisant référence à l'expérience. Il y a un article sur le site qui l'évoque : Dzogchen et Mahamudra - Au delà de la pratique -

    Extraits :

    Le Dzogchen se présente lui-même comme une perspective spirituelle à laquelle ont puisé, depuis des temps sans commencement, des yogins et yoginis cachés qui ont pu dépasser les structures cognitives et émotionnelles divisant la réalité en sublime et matériel, en plaisir et souffrance, en véridique et illusoire, sans par la suite ériger cette révélation en un quelconque accomplissement spirituel. La tradition Dzogchen appelle cela « la vision non fabriquée des choses telles qu'elles sont ». Cette expérience dépasse le besoin de toute pratique et de toute institution puisqu'il n'y a rien qui doive être maintenu, et rien qui doive être détruit. Ainsi, dit-on symboliquement, les racines du Dzogchen résident-elles dans la nature de bouddha primordiale et éternelle, samantabhadra, que seuls quelques rares individus parviennent à voir comme étant leur propre nature essentielle.....Niguma, une femme qui enseignait au XIe siècle, nous fournit une description dépouillée du Mahamudra qui peut également s'appliquer au Dzogchen " ; Ne fais jamais rien avec ton esprit - Demeure dans un état naturel et authentique. Ton propre esprit, qui ne vacille pas, est le Dharmakaya. La clé est de méditer ainsi, sans vaciller ; l'expérience est la grande [réalité] au-delà des extrêmes. Sur l'océan translucide des bulles apparaissent et disparaissent. Il en va de même des pensées qui ne diffèrent en rien de la réalité ultime. Ne te sens donc pas coupable, détends-toi. Ce qui monte, ce qui se produit, ne cherche pas à t'en saisir, laisse-le immédiatement repartir. Les apparences, les sons et les objets sont ton propre esprit ; Il n'existe rien hormis l'esprit. L'esprit est au-delà des extrêmes de la naissance et de la mort. La nature de l'esprit, la conscience transcendante, utilise les objets des cinq sens mais ne s'égare pas hors de la réalité.

    Dans l'état d'équilibre cosmique Il n'existe rien à abandonner ou pratiquer, ni méditation, ni après-méditation.

    http://lumiere-et-conscience.eklablog.com/dzogchen-et-mahamudra-au-dela-de-la-pratique-p603315

    Cette référence au Dzogchen et Mahamudra, qui donne à voir bien mieux que je n'aurais pu le faire quelque chose de l'Intention en moi, connote, colore aussi mon esprit. J'ôte alors cette référence, que reste-t-il ?

    Mon esprit dans la méditation, porte cette intention, ni prière, ni mantra, ni invocation, alors ... effectivement des bulles apparaissent et disparaissent, des pensées, des images, des bribes de rêves, l'intention reprend la main, je suis comme sous un plafond de verre. Celui-ci est une illusion, il se perçoit sa déformation possible comme du verre chauffé qui pourrait tomber en grosses gouttes.
    Ceci est aussi une illusion. La nature essentielle de l'esprit est là, se défaire encore un peu plus profondément de l'attachement, probablement des empreintes encore à laisser se dissoudre, une identité hybride à laisser prendre place, en relation avec le monde social, professionnel et en connexion avec l'intention. Que cela va-t-il produire ? ... Ne pas faire de suppositions ... yes


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  • La génèse du réel - extrait - Bertrand de MontréalBien que l’astral soit une dimension planétaire de la conscience humaine, il ne représente pas une dimension universelle de sa conscience, car il est fondé sur la mémoire. Cette mémoire est utilisée constamment par ce plan contre l’homme, car il vit en fonction de la mémoire pour stabiliser son émotivité et sa mentalité. La mémoire de l’homme est une mesure de la valeur de sa conscience, et il a l’impression de perdre son identité s’il perd la conscience de sa mémoire subjective. C’est une illusion profonde que l’homme nouveau ne connaîtra plus, car la fusion de plus en plus grande de son moi avec la source de son énergie créative le rendra indépendant psychiquement de la mémoire. Plus cette indépendance sera marquée, plus il connaîtra la science infuse qui naît du rapport étroit entre lui et son double. Ce n’est que l’illusion astrale de la mémoire subjective qui donne à l’homme l’impression erronée d’être le centre de lui-même, alors que ce centre se situe sur un plan subtil de sa réalité mentale supérieure. 

    P.211


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  • Les ouvrages de Bernard de Montréal, ont ouvert en moi un champ d’exploration très intéressant.

    Dans les perspectives ainsi ouvertes, il y a cette identité cosmique au-delà du moi historique, je la perçois (il me semble).

    Dans le bouddhisme, on va vers une dissolution et aucune perspective identitaire n’est possible, le moi est toujours perçu comme une empreinte et n’as pas de dimension pure, non conditionné. Le bouddhisme est tellement dans la non-saisie et même si in fine, il doit en être ainsi, c'est un peu comme s'il manquait une marche. Dans ce qu’a canalisé BDM, le plan mental est autant objectif que le plan physique, il donne accès à la connaissance pure, et à toutes créations.

    BDM s’inscrit tout à fait dans l'expérience de Sri Aurobindo et Mère. Au préalable, dans ma cosmogonie personnelle je n’arrivais à leur trouver de place. 

    Je ne peux que recommander la lecture de ces ouvrages :

    De-Montreal-Bernard-La-genese-du-reel

    De-Montreal-Bernard-Par-dela-le-mental

    La mise en pratique de ce que ouvre BDM est relativement simple et j'entame cette expérimentation. Il dit que la pensée est indépendante du cerveau, c'est un outil du plan mental qui par nature est en lien avec la Connaissance.

    Pour l'homme dans son cycle actuel, la pensée est complètement colorée et imprégnée d'astral, c'est en cela que l'homme n'a aucun libre arbitre. Cet astral est une énergie magnétique qui provient du moi-historique de la personne, mais aussi des empreintes de l'âme inconsciente, de l'actuelle production mondiale de pensée et des différents karmas civilisationnels ... Donc dans la méditation il y a un point d'auto-conscience à trouver, ressentir, percevoir, imaginer. Ce point d'auto-conscience est en quelque sorte le témoin. Il apparaît lorsque l'on peut un peu se détacher dans la pensée de la coloration par le moi historique et que l'on a une petite capacité de concentration.

    Un premier stade de méditation correspond à Samatha dans le bouddhisme, c'est l'apaisement des pensées, (les singes qui arrêtent de sauter de branche en branche), une pensée arrive, le point d'auto-conscience le perçoit et fait en sorte de ne pas suivre la pensée, de revenir à la respiration, et à la détente. Il y a plusieurs catégories de pensées, des pensées fonctionnelles, il faut que je fasse ceci ou cela, des pensées issues de petites problématiques personnelles où le moi doit retricoter pour trouver une position acceptable, il y a des pensées qui viennent de nos vieilles blessures ou traumatismes, et des pensées où l'on se raconte ce que l'on est, ou ce que l'on voudrait dire, ou l'on fait des synthèses intérieures. Lorsque l'on prend conscience de ces pensées, la démarche de ne pas les suivre ne correspond pas à vouloir les refouler, se détacher de la pensée c'est aussi se détacher de son contenu et de le laisser se dissoudre. Pour que ce contenu se dissolve, il faut s'en désidentifier, et pour s'en désidentifier, il faut être convaincu que "je" ne se résume pas à cela ....

    Lorsque ce travail se fait, et que les pensées ne sont plus obsédantes, elles sont remplacées par des images, comme dans le rêve, cela m'arrive souvent, en réalité je m'endors en méditant, et je perçois des situations, des personnages, comme dans le rêve souvent abracadabrant. Il m'est impossible de méditer en étant fatigué pour cette raison, je manque de concentration et je suis envahi par les rêves. Parfois je peux les saisir et les décrypter. C'est le moi inconscient qui trouve son exutoire par le rêve.

    Pour moi, le stade suivant est celui où il y a peu de pensée, pas d'image, un bon niveau de concentration. Là, je mets mon appareil mental en réception comme une parabole et j'attends sans rien attendre de précis, dans une forte intention et aspiration à être imprégné énergétiquement par des énergies vibratoirement supérieures. Il se passe souvent des choses, des frissons, ce sont des charges émotionnelles qui se dégagent, et puis des sensations de pleine présence, comme si j'allais entrer dans un espace merveilleux, beaucoup de quiétude, et lorsque cela a un peu de stabilité je vais tendre mon intention vers la "décoloration" de cet espace par les énergies de l'Astral .....

    BDM permet aussi de comprendre, le devenir de l'homme et que nous ne sommes en rien condamner par Nature, à cette petitesse que socialement, nous vivons actuellement ... Et puis nous ne sommes pas vraiment seul, lorsque on ouvre un œil dans la direction de l'Eveil, beaucoup d'énergies et de mondes parallèles nous soutiennent.

    Il y a un aspect déroutant dans les propos de BDM, c'est l'absence d'affectivité et d'amour au sens habituel du terme. Cela peut laisser un sentiment de manque d'humanité. Un autre aspect aussi que je ne partage pas et qui me semble être une coloration, c'est l'aspect clivé et de lutte entre le monde des morts et des vivants, pour le reste, pour moi c'est de la balle !

     


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