• Etrange Il y a une forme de déconstruction en moi, où ce qui s'est conceptualisé au fil du temps, se déconstruit et s'intègre en quelque sorte une nouvelle conceptualisation qui n'en est pas vraiment une. Pas vraiment une, car de manière classique l'intégration d'un concept, d'un principe se fait par une forme d'identification. Ce qui est différent c'est qu'il y a cette identification mais pas par le moi historique. Par quelque  chose que j'appelle la Présence. C'est assez étrange, car se remet en cause la notion du bien et du mal, la notion de cheminement spirituel, la notion d'identité historique. C'est comme juste une conscience qui prend son autonomie, et comme si toutes les constructions  morales, religieuses, historiques, philosophiques, ésotériques n'avaient été que des panneaux indicateurs de quelque chose que l'on ne peut qu’indirectement décrire. Ça libère beaucoup d'énergie, ça connecte, comme si l'on passait d'un chemin sinueux, à une ligne droite. C'est ça l'éveil ? Il n'y a aucune manifestation phénoménale, il n'y a pas de manifestation émotionnelle. Il n'y a pas la perception d'être allé vers, c'est là, c'est tout.

    Ce qui se renforce, c'est la capacité d'apporter, le soutien, la stimulation, l'accompagnement aux personnes avec qui je suis en lien. Une faculté aussi d'appréhender les situations avec clarté, d'avoir une vue globale et une mise en perspective.

    Et puis la pensée est nourrie par cette présence, et les méditations sont emplies de bienveillance envers les êtres, envers ce moi historique, envers la nature. Ces pensées sont comme des parfums qui émanent d'un cœur universel qui ne m'appartient pas et me dépasse largement, qui passent à travers moi, qui se teintent de ma vie et retombent en pluie fine sur moi-même et sur mon environnement. C'est d'une grande douceur, c'est une source abondante dont je tente de donner accès aux plus grand nombre. Je sors d'une ignorance, je pourrai remercier la vie pour cela, mais je n'ai pas à le faire. La conscience appelle encore plus de conscience et il n'y a pas à s’appesantir. Chaque instant a sa vérité. De multiples personnes, événements, engagements m'ont conduit à cela, il y a depuis quelques années la certitude que le but était le chemin, et cela ne devrait cesser.

     

     


    votre commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires