• Se défaire de l'expérienceLes mots sont difficiles à trouver. Comment évoquer "se défaire de l'expérience", tout en faisant référence à l'expérience. Il y a un article sur le site qui l'évoque : Dzogchen et Mahamudra - Au delà de la pratique -

    Extraits :

    Le Dzogchen se présente lui-même comme une perspective spirituelle à laquelle ont puisé, depuis des temps sans commencement, des yogins et yoginis cachés qui ont pu dépasser les structures cognitives et émotionnelles divisant la réalité en sublime et matériel, en plaisir et souffrance, en véridique et illusoire, sans par la suite ériger cette révélation en un quelconque accomplissement spirituel. La tradition Dzogchen appelle cela « la vision non fabriquée des choses telles qu'elles sont ». Cette expérience dépasse le besoin de toute pratique et de toute institution puisqu'il n'y a rien qui doive être maintenu, et rien qui doive être détruit. Ainsi, dit-on symboliquement, les racines du Dzogchen résident-elles dans la nature de bouddha primordiale et éternelle, samantabhadra, que seuls quelques rares individus parviennent à voir comme étant leur propre nature essentielle.....Niguma, une femme qui enseignait au XIe siècle, nous fournit une description dépouillée du Mahamudra qui peut également s'appliquer au Dzogchen " ; Ne fais jamais rien avec ton esprit - Demeure dans un état naturel et authentique. Ton propre esprit, qui ne vacille pas, est le Dharmakaya. La clé est de méditer ainsi, sans vaciller ; l'expérience est la grande [réalité] au-delà des extrêmes. Sur l'océan translucide des bulles apparaissent et disparaissent. Il en va de même des pensées qui ne diffèrent en rien de la réalité ultime. Ne te sens donc pas coupable, détends-toi. Ce qui monte, ce qui se produit, ne cherche pas à t'en saisir, laisse-le immédiatement repartir. Les apparences, les sons et les objets sont ton propre esprit ; Il n'existe rien hormis l'esprit. L'esprit est au-delà des extrêmes de la naissance et de la mort. La nature de l'esprit, la conscience transcendante, utilise les objets des cinq sens mais ne s'égare pas hors de la réalité.

    Dans l'état d'équilibre cosmique Il n'existe rien à abandonner ou pratiquer, ni méditation, ni après-méditation.

    http://lumiere-et-conscience.eklablog.com/dzogchen-et-mahamudra-au-dela-de-la-pratique-p603315

    Cette référence au Dzogchen et Mahamudra, qui donne à voir bien mieux que je n'aurais pu le faire quelque chose de l'Intention en moi, connote, colore aussi mon esprit. J'ôte alors cette référence, que reste-t-il ?

    Mon esprit dans la méditation, porte cette intention, ni prière, ni mantra, ni invocation, alors ... effectivement des bulles apparaissent et disparaissent, des pensées, des images, des bribes de rêves, l'intention reprend la main, je suis comme sous un plafond de verre. Celui-ci est une illusion, il se perçoit sa déformation possible comme du verre chauffé qui pourrait tomber en grosses gouttes.
    Ceci est aussi une illusion. La nature essentielle de l'esprit est là, se défaire encore un peu plus profondément de l'attachement, probablement des empreintes encore à laisser se dissoudre, une identité hybride à laisser prendre place, en relation avec le monde social, professionnel et en connexion avec l'intention. Que cela va-t-il produire ? ... Ne pas faire de suppositions ... yes

     


    votre commentaire
  • La génèse du réel - extrait - Bertrand de MontréalBien que l’astral soit une dimension planétaire de la conscience humaine, il ne représente pas une dimension universelle de sa conscience, car il est fondé sur la mémoire. Cette mémoire est utilisée constamment par ce plan contre l’homme, car il vit en fonction de la mémoire pour stabiliser son émotivité et sa mentalité. La mémoire de l’homme est une mesure de la valeur de sa conscience, et il a l’impression de perdre son identité s’il perd la conscience de sa mémoire subjective. C’est une illusion profonde que l’homme nouveau ne connaîtra plus, car la fusion de plus en plus grande de son moi avec la source de son énergie créative le rendra indépendant psychiquement de la mémoire. Plus cette indépendance sera marquée, plus il connaîtra la science infuse qui naît du rapport étroit entre lui et son double. Ce n’est que l’illusion astrale de la mémoire subjective qui donne à l’homme l’impression erronée d’être le centre de lui-même, alors que ce centre se situe sur un plan subtil de sa réalité mentale supérieure. 

    P.211


    votre commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires