• Là,Nous pouvons effectivement croire que la vie n'a pas de sens divin. Il est vrai que le divin a pris des formes au cours de l'histoire qui ne prêtent pas forcément à lui donner beaucoup de crédits. Les religions ont été beaucoup du côté de manche et pas toujours de l'amour et de la compassion. Peu d'églises ont résisté à l'attrait de la possession. La vie divine s'est vécu souvent par procuration, et puis il y avait cette histoire de péchés, de fautes, de morales, de rédemption et une vision du moi, de l'ego comme étant un mauvais objet auquel nous étions identifiés. L'histoire du divin ne laisse pas beaucoup d'espace à la liberté. 

    L'homme a voulu cette émancipation et cette liberté, il a ouvert la route il y a plus de deux siècles et s'est désenchaînés de la tutelle des croyances et des religions. Ce fût selon moi un vrai inspiration divine. L'homme retrouvant sa liberté pouvait vivre ses libres choix. Deux siècles de matérialisme plus tard, l'homme vide de sens peux interpeller sa nature essentielle et poser une nouvelle fois la question, qui suis-je ? Il n'attends plus qu'une institution ou une église lui réponde. Vide de carcans religieux, vide d'une nourriture qui dépasserait sa condition d' "homo œconomicus", il est là, nu. Un épais brouillard dans sa tête se dissipe peu à peu, des résurgences, des saisies sont encore là,  bien que partielle, elle joue toujours à vouloir reconstruire un monde qui n'existe plus ; Il est là, nu, nu et debout. Il ressent tout au fond de lui quelque chose, un appel ? Pas vraiment. Une vibration plutôt. Il se rend compte que cette vibration a toujours été là, et qu'il n'y prêtait pas attention, trop occupé à gérer sa place dans le monde, à gérer son image, ses désirs, ses souffrances. Mais aujourd'hui il est nu, il n'a plus rien. Cette vibration plus présente encore, lui fait dire "ENFIN". Et c'est là dans cette nudité que le nouvel homme naît, qu'il peut toucher à l'abondance de l'univers. Là il n'est plus seul, là il n'a plus peur, là il peut soigner ses blessures, là il peut ressentir la beauté du monde, là il peut aimer, là il peut créer, là il est un roi, là il est riche de toute la création, là il n'est séparé de rien ....

    " Lorsque nous incarnons cette vérité, notre vie devient une bénédiction. Une compassion, une compréhension, une liberté joyeuse touche tout ce que nous rencontrons. Un rayonnement d'amour émane de nous comme des poussées de végétation jaillissant à travers les fissures du ciment. Nous devenons comme ces vieilles théières chinoises. Quand une théière est aimée et utilisée par une famille chinoise pendant un siècle ou plus, il est dit qu'il n'est plus nécessaire d'y mettre du thé, la théière fera la reste.

    Comme la théière, nous devenons, nous-mêmes la source. Délaissant l'ambition ou la peur, nous revenons dans notre vraie demeure. Sans imiter qui que ce soit nous devenons simplement qui nous sommes. Notre être est à l'aise, notre cœur s'ouvre. La joie et la liberté de l'esprit emplissent nos journée. " Jack Kornfield - Après l'extase, la lessive  p.436 Pocket Evolution - 

     

     


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