• Sois un Homme libre - Omnia PastorUn homme libre est un homme qui connaît les contraires. Il sait qu’existe Dieu, il sait qu’existe aussi la matière et que dans cette matière il peut y avoir des passages, qui s’appellent cristallisation où la conscience risque de traîner un certain temps, et où elle peut engendrer des souffrances dont elle seule est coupable et capable. 

    Le témoin spirituel qu’est l’âme, qui est le pont entre l’archétype, le Dieu intérieur et la personnalité, va permettre un certain aménagement des forces et un dialogue entre les deux opposés. C’est pourquoi, vous, si vous voulez être disciple, vous devez absolument vous efforcer de devenir votre âme. C’est ce que je dis à chaque discours. Prenez contact avec votre âme, fabriquez le pont avec votre âme et ainsi vous aurez créé un mode de communication qui va entre les deux opposés. 

    À partir du moment où ce pont est créé, vous allez découvrir que ces deux opposés ne sont pas des contraires mais des complémentaires. À ce moment-là, la monade, le Dieu intérieur va envoyer un maximum de ses énergies sur l’intermédiaire qu’est l’âme, la personnalité va faire de même, et pour l’âme ce sera une véritable renaissance. C’est ce dont parlait Jésus quand il disait qu’il fallait renaître. 

    En fait, il parlait de mariage. Il faut que les deux opposés qui se font la guerre, Dieu d’un côté, la matière ou la personnalité de l’autre, se rencontrent en un lieu commun et neutre. Ce lieu c’est l’âme. C’est pour cela que l’âme existe. Ce n’est pas pour autre chose. L’âme est l’intermédiaire. C’est pourquoi celui qui a développé une connexion avec son âme peut parler avec son Dieu intérieur, le Dieu de l’univers, et avec le Dieu de toutes les planètes. 

    L’âme est l’endroit de la communication, l’endroit où la parole va passer, où le plan va être contemplé et où le disciple va dire : « J’ai compris. J’ai compris parce que j’ai contemplé ta volonté, j’ai contemplé tes besoins. J’ai surtout contemplé ta nature et j’ai vu les hommes. Alors j’ai compris ce que je devais faire pour toi, servir et libérer les hommes. Comme tu es les hommes, comme tu es l’humanité, si je veux te servir, je ne peux qu’aller vers les hommes, libérer les hommes de leurs conditionnements, de leurs prisons, de leurs mirages, et ainsi je libère le Dieu que j’aime. » 

    Donc, toi qui es un disciple, je te le dis, si tu veux servir Dieu n’imagine pas que tu dois servir une puissance céleste. Tu n’as pas tout à fait tort, mais tu n’as pas tout à fait raison non plus. Tu dois avant tout servir un Dieu qui est en bas, dans la matière, prisonnier, qui croit être un homme et un homme malheureux. Et cet homme croit que pour ne plus être malheureux, il a le droit de se droguer, de boire, de se vautrer dans le ventre des femmes ou les femmes sur le ventre des hommes, de se vautrer dans le meurtre, dans le vol, dans l’ambition, dans la tyrannie. C’est ce Dieu que tu dois aller servir et pas un autre. C’est ce Dieu qui a besoin de toi. L’autre, l’archétype, celui que tu pries, celui que tu aimes, celui qui est resté au ciel, n’a pas besoin de toi. Il est resté lui-même.  

    Pastor - Conscience Universelle : S'individualiser 09 06 89

     


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  • Lama DenysHier au soir, j'étais à une conférence de Lama Denys organisée par le Sangha Loka de ma ville, le thème était la santé fondamentale....comme d'habitude, je m'attendais à rien de bien particulier, et comme souvent finalement, j'ai reçu "grave".
    C'est fort d'être en présence d'un Être éveillé, car il se transmets quelque chose au-delà des mots, où plutôt les mots sont portés par la pleine expérience et la pleine présence. Ca mets en écho quelque chose en moi, qui est présent mais peu manifesté, comme si une reconnaissance se produisait. Au fond chaque mot du Lama est pesé et s'exprime à partir d'une source fondamentale de notre nature intrinsèque. Je ressens cette paix et cette joie possible et qu'il suffirait de rester prêt de cette source, dans cette attention. Regarder de ce point nos propres démons intérieurs et de cette observation distante les laisser se dissoudre et surtout ne pas les combattre. Il a commencé son propos par l'homme est bon, par nature et après effectivement sa dysfonctionne, ça dysharmonise. La pratique méditative permet de retrouver ce point d'origine et de rester là. Les questions et les réponses posées ont été riches. Comment ne pas confondre compassion et projection ? La méditation et la voie du Bouddha est-elle possible pour les personnes ayant de graves troubles psychologiques ? etc ... Je suis actuellement en prise avec un sacré démon, donc c'était vraiment bien venu ... Je sens qu'il en faut de peu pour que le pas se fasse en moi. Il y a un deuil que je ne veux pas faire, une illusion que je veux garder pour mon malheur, ce pas c'est celui-là, ça tourne autour de l'amour pour ma petite personne, mais qu'es-ce que c'est inscrit fort en moi, c'est gravé, ça veut pas lâcher, comme si derrière il n'y aurait rien qui puisse désormais me consoler si je fais ce pas. Tout cela s'inscrit dans une expérience présente, qui probablement s'est présentée pour travailler ce point.
    Bonne journée à tous au plus prêt de la source  


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  • S'aimerDans ce blog, j'écris parfois des articles qui me concerne personnellement, ils marquent un jalon sur mon cheminement. L'expérience des Kaguy Mönlams et ma rencontre avec Carmen Grenier en étaient les derniers. Puis autour de ces pas nouveaux s'associe à la suite du blog des extensions, comme Le Gayatri ... Dans ma vie personnelle, j'ai la singularité d'être souvent dans une relation d'aide et d'écoute. Je vis actuellement avec une jeune et belle femme qui souffre de troubles dissociatifs, qui se traduisent dans sa vie par une impermanence de l'identité, et le sentiment de vivre derrière une vitre sans réelle présence au monde. J'ai mis et je mets toute mon énergie pour la guérir. Ce sont des moments de pleine présence pour moi-même dans cette relation d'aide. Notre histoire et notre vie commune avec nos enfants va très probablement nous conduire à nous séparer et dans cette perspective, je m'imagine ma vie après avec mon fils et je sens un réel creux. Parrallèlement l'initiation Chenrézi avec Norlha Rimpoché a laissé une empreinte en moi, je revois ce regard qui venait du fond des âges et qui m'a regardé un instant, j'essaie depuis de comprendre. Le mot compassion est le premier mot qui m'est venu, mais il n'est pas complet, il y avait de la souffrance, comme s'il portait à l'image du Christ la souffrance du monde dans une profonde compréhension, mais ce n'est pas tout. J'ai compris que je devais intégrer ce regard, le sens de ce regard. Hier, j'étais au Sangha Loka de ma ville pour la pratique méditative du mardi soir. Nous avons avec mon amie trouvé un nouveau cheminement pour travailler sa problématique autour de E.C. Cette nouvelle phase, produit comme effet en moi d'être dans une pleine présence, de donner sens à l'instant. Très souvent dans les échanges que je peux avoir avec d'autres personnes en recherche, j'insiste sur ce point de s'aimer soi-même, comme se prendre à bras le corps, comme être en contact profond avec la moindre cellule de son corps, comme prendre avec soi sa propre histoire et de l'aimer profondément, comme comprendre qu'il ne peut y avoir de réelle évolution dans cette incarnation sans ce total amour inconditionnel pour soi-même et sa propre condition. Plus facile à écrire qu'à éprouver. Donc, hier au Sangha Loka, j'étais présent, très présent et il s'est posé la question, pourquoi ce que tu peux faire et être pour les autres tu ne le fais pas ou ne l'est pas pour toi-même. En effet le problème est là, et ma limitation est là, car l'on soigne par ce que l'on est et pas par ce que l'on sait, et c'est amour pour moi-même, où est-il ? Je ressens que le regard de Norlha Rimpoché a planté la graine et qu'elle pousse,  .... Aime-toi, tu es la lumière du monde ... j'en ressens la puissance ....et le possible. 

     


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